Tour de France EN DIRECT : Un immense chantier dans le massif central ? Suivez la 13e étape en live avec nous

Le résumé anticipé de l’étape :

Les usuals suspects. Dès le milieu du col de Ceyssat, l’échappée du jour se forme avec les « mecs qui passent bien les bosses mais sont pas dangereux en général et en bonnes cannes » qu’on voit à peu près tous les jours sur ce Tour : Hirschi, Alaphilippe, Kamna, Gaudu, Lutsenko, Neilands, Powless, Cosnefroy. Ils sont en tout 20 à l’avant, dont Sagan, qui s’arrache pour prendre l’échappée.

Derrière, le peloton les regarde partir, pas la peine de se mettre dans le dur, l’étape sera longue. 

Benoit Cosnefroy, en bonnes jambes, passe en tête des trois premiers cols et consolident très largement son maillot à pois. Sagan, lui, gagne le sprint intermédiaire et se relève dans le col d’après: son boulot est fait. L’échappée ne compte plus que 6 coureurs à 50 bornes de l’arrivée : Hirschi, Lustenko, Alaphilippe, Gaudu, Kamna et Soler. Le peloton est à 9′ mais commence à s’énerver un peu.

Dans le col de Néronne, énorme vacherie, la course se décante. A l’avant, Alaphilippe et Hirschi partent en solo et laissent tout le monde sur le bitume dans les gros pourcentages. Qu’ils sont beaux, les deux ensemble. Derrière, les Jumbo ont serré. Ca va piquer.

Alaphilippe et Hirschi ont course gagné et s’envoient sévère. Mais personne ne peut battre la giclette de Julian sur les 12% du Puy Mary. Le Français s’y impose en patron, Hirschi n’avait plus les guiboles après son exploit d’hier. Mais derrière, le Tour de France se joue. Pogacar, des fourmis dans les jambes, a fait exploser tout le monde dans Néronne. Il n’y a plus aucun Jumbo autour de Roglic, qui doit lui-même faire le jump. Ne reste que les 8 meilleurs de ce Tour et Thibaut Pinot. On sait pas trop pourquoi, mais il est là.

Arrive le Puy Mary. Le groupe des 8 + 1 arrive sur un rythme effrené et Pogacar en remet une. Bernal contre. Roglic défend. Bardet y retourne. Guillaume Martin craque. Et là, étonnament, c’est Pinot qui y va. Et c’est l’attaque de trop pour Roglic. En perte complète de lucidité, le Slovène oublie que Pinot est à 3 millions d’années au général et tente de couvrir son attaque avant d’exploser en vol. Il reste 1,5 kilomètres à 12%, la borne cinq la plus longue de la vie de Roglic. Devant, on saisit l’aubaine et les meilleurs grimpeurs de ce Tour+Pinot arrêtent de s’attaquer et roulent ensemble. Il ne reste plus que Quintana, Bardet, Pogacar, Bernal et Pinot. Roglic pointe rapidement à 10, 20, 30 secondes. Alors que tout le monde se regarde, Romain Bardet en place une petite pour aller chercher la bonif’ à l’arrivée et créé finalement un petit accord. Il arrive 8 secondes avant le groupe Bernal, 54 avant Roglic. C’est suffisant pour le maillot jaune, avec la bonif’. Le Français est en jaune pas loin de chez lui, et Roglic s’en mord les doigts de ne pas avoir attaqué quand il aurait pu, dans les Pyrénées.