Tour de France : Des troubles mais « pas d’atteintes au niveau du cerveau » pour Romain Bardet

Romain Bardet, blessé, à l’arrivée de la 13e étape du Tour de France, le 11 septembre 2020. — Stuart Franklin / POOL / AFP

C’était l’une des images de la folle journée de vendredi sur les routes auvergnates. Romain Bardet à terre, complètement sonné, à 90 km de l’arrivée. Le leader d’AG2R La Mondiale était reparti, et s’il avait concédé du temps aux autres favoris, s’était plutôt bien défendu dans le Puy Mary. Mais la nouvelle est tombée dans la soirée : Bardet, victime d’une commotion cérébrale, a dû abandonner le Tour de France.

Son directeur sportif, Vincent Lavenu, est revenu sur cet épisode ce samedi au micro de France Télévisions. Aurait-il dû repartir après cette chute ? « Tous les coureurs, et Romain en fait partie, quand ils tombent, n’ont qu’une chose en tête, c’est de repartir. Le match ne s’arrête pas, le peloton continue et le premier réflexe des coureurs c’est de repartir, même si, il semblait que Romain avait eu une petite absence, après très rapidement, tout était rassurant. »

Lavenu a ensuite expliqué ce qu’il s’est passé en soirée : « On s’est rendu compte qu’il avait des troubles, ce qui nous a fait prendre la décision d’amener Romain au CHU de Clermont. Un scanner a été réalisé et a démontré qu’il n’y avait pas d’atteintes au niveau du cerveau mais que les troubles étaient assez importants pour prendre la décision d’arrêter Romain. Evidemment, c’est toujours assez inquiétant, le traumatisme est présent, mais il n’y a pas de danger pour la suite. Ça nécessite un peu de repos pour qu’il puisse récupérer. »

Un protocole commotion dans le vélo ?

La question d’un éventuel protocole commotion se pose, évidemment, afin de protéger les coureurs. On sait que le rugby a beaucoup évolué dans ce domaine ces dernières années, par exemple. Pour le docteur Paul-Henri Jost, qui a examiné Bardet vendredi sur la route, cela semble très compliqué. « C’est difficilement applicable au vélo, car ça nécessiterait que l’on arrête les coureurs à chaque chute », a-t-il dit, toujours pour France TV.

Le docteur a expliqué comment avait été prise la décision de laisser le Français continuer à rouler : « 20 minutes après sa chute, quand il revient vers nous, il est très lucide, il ne présente pas de troubles neurologiques, alors on est rassurés. Si ces éléments n’avaient pas été présents, cela aurait été notre rôle d’alerter le directeur sportif, voire d’arrêter le coureur, bien sûr. Nous, on cherche à détecter s’il y a des signes neurologiques de gravité. Ce n’était pas le cas chez Romain. »

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