Toulouse : Non, l’intrigante empreinte n’est pas celle d’un ours (et le mystère reste entier)

La fameuse empreinte découverte à Ondes, à 30 km au nord de Toulouse. — Champ d’Actions
  • L’équipe technique ours est formelle : ce n’est pas un plantigrade qui a laissé l’empreinte photographiée à Ondes, à 30 km au nord de Toulouse.
  • Et aucun animal répertorié ne correspond.
  • La Garonne a d’ailleurs englouti la fameuse trace.

La thèse séduisante de l’ours baroudeur qui quitte ses Pyrénées pour se balader à Ondes, à 30 kilomètres au nord de Toulouse, n’est plus d’actualité. La photo de la mystérieuse empreinte prise le 10 mars par les bénévoles de l’association Champ d’Actions a transité par le Muséum d’histoires naturelles de Toulouse pour se retrouver à Saint-Gaudens, sur les écrans de l’équipe technique Ours. Et « pour nous, il n’y a pas photo, ce n’est pas un ours », affirme Pierre-Yves Quenette, le responsable.

Pourquoi ? Parce que le spécialiste, habitué à pister les plantigrades trouve la forme « bien trop ronde, trop géométrique ». « D’habitude on voit les coussinets et la paume de la patte est plus allongée, davantage en forme de haricot », ajoute-t-il Sans compter qu’il manquerait un doigt et donc une griffe… Et que la présence d’un ours qui ne sortirait pas d’un zoo ou d’un cirque si loin de ses montagnes est « hautement improbable ».

Effacée par les flots

Mais si ce n’est pas un ours, alors quoi ? Au Muséum, Henri Cap, responsable des collections zoologiques n’a trouvé aucune correspondance dans le règne animal. « Il s’agit peut-être d’une trace laissée par un objet, une machine agricole », suppose-t-il.

« C’est tout à fait possible », approuve Pierre-Yves Quenette. Même s’il balaie aussi d’autres hypothèses animales : « Un cheval dont les clous de fers dépassent » et qui aurait glissé dans la vase des berges de Garonne laissant des griffures, ou encore « deux ongulés » – chevreuils ou sangliers – dont les traces se seraient collées laissant penser à un plus gros animal.

L’énigme de l’empreinte d’Ondes ne sera jamais résolue. « Avec la pluie et la légère montée de la Garonne, l’empreinte a disparu sous les eaux », indique Florence Ducroquetz, la présidente de Champs d’Actions, à l’origine de l’appel sur Facebook pour identifier la trace. « La Garonne conservera son mystère », conclut joliment la bénévole.

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