Toulouse : La maison d’arrêt de Seysses sature, les surveillants demandent plus de moyens

Depuis plusieurs années, la maison d’arrêt de Seysses, au sud de Toulouse, est en « surpopulation », accueillant plus de détenus que de places prévues. Sans que les moyens de l’administration suivent selon les syndicats de surveillants qui se sont mobilisés ce mardi matin. Quelques dizaines ont bloqué l’accès à la prison, avant l’intervention des gendarmes en milieu de matinée.

« Aucune autorité ne répond aux problèmes de Seysses. Les surveillants ont voulu montrer leur ras-le-bol » et ont choisi le jour de « la cérémonie d’intronisation » du directeur de la prison pour le faire, a expliqué à l’AFP Christy Nicolas, du Syndicat pénitentiaire des surveillants, qui avait appelé à la mobilisation avec FO-Justice et l’Ufap-Unsa.

Trente créations de postes réclamés

Tous réclament la création de nouveaux postes, une meilleure formation et « le renouvellement de l’ensemble du matériel sécuritaire qui actuellement fait défaut ». Alors que la maison d’arrêt dépasse l’effectif de 1.000 prisonniers, alors que 600 places étaient prévues à son ouverture en 2003, elle comptabilise 250 surveillants. Il en faudrait 30 de plus selon les syndicats.

Un établissement régulièrement pointé du doigt pour ses conditions de détention. En juillet 2021, la contrôleuse des prisons, Dominique Simonnot, les avait qualifiées d’indignes. Et au cours du mois d’août dernier, le tribunal administratif de Toulouse a, une nouvelle fois, ordonné à l’État d’améliorer ces conditions de détention à Seysses.