Toulouse : La justice ordonne l’expulsion d’un pavillon squattée à La Grave

Dome de La Grave. Illustration. Vue depuis les toits sur Toulouse. — Alexandre GELEBART/20MINUTES

Il est occupé depuis plusieurs années par des personnes en situation précaire, soutenues notamment par le Droit au Logement 31. Mais d’ici un mois, le temps de trouver une solution de leur relogement, elles devront avoir quitté le pavillon Nanta selon une décision du tribunal administratif de Toulouse.

Ce bâtiment situé au cœur du site de La Grave, propriété du CHU de Toulouse mais mis à la disposition de la mairie, doit être en effet détruit dans le cadre d’un projet urbain. Sa démolition doit « permettre d’ouvrir le site de La Grave sur la rue du Pont Saint-Pierre et de renforcer le lien piétonnier jusqu’au jardin Raymond VI et au musée des Abattoirs, par cheminement paysager », indique la mairie.

Cette dernière s’est engagée à dialoguer avec les associations de la solidarité, notamment avec le Centre solidaire Abbé-Pierre « pour lui trouver un nouveau lieu, tandis qu’un accompagnement a également été mis en place pour l’association La Cloche ».

Ce site était devenu un point de crispation, des associations dénonçant le projet urbain autour de La Grave, la création notamment de logements sur cette partie de la rive gauche et sa gentrification. « La justice vient de prononcer ce jour la fin de l’occupation illégale du Pavillon Nanta organisée par le DAL 31 et l’expulsion des squatteurs, ce qui constitue une stricte et juste application du droit », a réagi de son côté le maire, Jean-Luc Moudenc (LR).

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