Toulouse : Des « fleurs » géantes débarquent pour lutter contre la chaleur, une première mondiale

La premières structure végétalisée de la start-up Urban Canopée a été installée à Toulouse. — Urban Canopée

  • Une première canopée urbaine vient d’être installée à titre expérimental à Toulouse.
  • Il s’agit d’un mobilier urbain d’un nouveau genre, une armature où des plantes grimpantes vont s’arrimer pour finir par former un parasol végétal.
  • Pour lutter contre la chaleur, la mairie cherche aussi des endroits à « débitumiser ».

Cinquante mètres carrés d’ombre naturelle à partir d’un pot d’un mètre de diamètre seulement arrosé d’énormément de patience. C’est la promesse de la « canopée urbaine », la première du genre dans le monde, installée jeudi à Toulouse.

Ce « mobilier urbain végétalisé » planté dans le quartier Saint-Cyprien, sur la torride place Jean-Diébold où rien ne pousse pour cause de parking souterrain en dessous, tient plus de l’araignée mutante ou du squelette de parapluie pour l’instant. Elle en est encore au stade de l’armature. Il faut maintenant que les plantes y poussent et y grimpent pour obtenir la « corolle » géante et le fameux effet parasol.

L'installation de la première canopée à Toulouse, le 29 août 2019. Pour l'instant, ça ressemble à ça. L’installation de la première canopée à Toulouse, le 29 août 2019. Pour l’instant, ça ressemble à ça. – H. Menal – 20 Minutes

L’idée est celle de la start-up, Urban Canopee, dirigée par Hubert Michaudet. Ce professeur à l’Ecole des arts et métiers et son équipe ont dessiné une armature légère « en matériaux composites » et doté leur invention d’un « pot connecté » les informant régulièrement des besoins en eau du (futur) couvert végétal. Ils travaillent depuis deux ans sur le projet toulousain avec l’aide de la Jeune chambre économique et l’expertise des élèves agronomes de l’école d’ingénieurs de Purpan pour le choix de plantes grimpantes résistantes : vigne vierge, clématite, houblon doré ou encore passiflore.

« Il y aura trois corolles sur la place, soit 150 m2 d’ombre et l’expérimentation va durer cinq ans indique Bertrand Serp, le maire de quartier et élu en charge de l’économie numérique. Mais en fonction de la demande, on peut imaginer en mettre d’autres dans d’autres lieux minéralisés comme une cour d’école par exemple ».

Le temps de la « débitumisation »

Les canicules successives et l’actualité brûlante font de la fraîcheur en ville un enjeu politique, durable qui plus est. « Nous avons dressé une carte des îlots de chaleur pour connaître les priorités. Cette belle idée est une des solutions et notre rôle et de donner leur chance à ce genre d’innovation », explique le maire, Jean-Luc Moudenc (LR).

Le Capitole se penche d’ores et déjà sur d’autres possibilités : la « débitumisation » par exemple, cite l’édile. Un état des lieux doit être dressé avant Noël des endroits où le bitume pourra être arraché sans trop pénaliser la circulation des piétons. « On découpe, on met de la pleine terre et on y plante tantôt des arbustes, tantôt de l’herbe », développe-t-il. C’est sûr, avant les Municipales, les idées fraîcheur vont fleurir.

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