France

Toulouse : Démission du vice-bâtonnier suite à des accusations de viol

Le vice-bâtonnier de l’ordre des avocats de Toulouse a démissionné vendredi après une plainte pour viol déposée jeudi par une élève avocate. Le procureur de Toulouse, David Charmatz, a indiqué que la plainte concerne des faits supposément commis fin 2025.


À Toulouse, le vice-bâtonnier de l’ordre des avocats doit s’expliquer devant la justice. Il a démissionné suite à une plainte pour viol déposée jeudi par une élève avocate ayant effectué un stage au sein du barreau. Il a affirmé lundi être « totalement innocent » des faits qui lui sont reprochés.

Cet avocat a présenté sa démission vendredi, comme l’a annoncé lundi la bâtonnière de l’ordre toulousain, Sophie Coq, qui souligne que « la lutte contre les violences faites aux femmes, la prise en compte de la parole des victimes, le respect de la présomption d’innocence sont au cœur de ses valeurs et de celles » de son institution.

La plainte, portant sur des faits présumés de « viol, harcèlement et agression sexuelle », concerne des événements supposément survenus fin 2025, a confirmé le procureur de Toulouse, David Charmatz, reprenant des informations de *La Dépêche du Midi*. Étant donné « les relations professionnelles régulières que la juridiction avait avec » le vice-bâtonnier, David Charmatz a demandé lundi le dépaysement du dossier au parquet général, qui n’a pas encore rendu sa décision.

Par ailleurs, une seconde plainte a été déposée contre l’ordre lui-même, la victime présumée l’accusant d’« inaction ». Me Coq a contesté cette accusation, spécifiant avoir été informée des faits allégués « seulement » le 16 janvier, et avoir souhaité rencontrer l’élève avocate dès le 19, avec une rencontre organisée une semaine plus tard, suivie de l’ouverture d’une « enquête déontologique » contre le vice-bâtonnier. Elle a également précisé n’avoir « toujours pas connaissance du contenu de ces plaintes ».

« Une forte relation sentimentale est née entre cette jeune femme et moi, nous avons eu tort d’y succomber […] J’en assume la responsabilité à titre personnel, et pour l’Ordre que j’ai mis dans l’embarras, raison pour laquelle j’ai démissionné de mes fonctions », a déclaré le vice-bâtonnier, toujours dans *La Dépêche*.