Toulouse : Combien et quand ? Tout sur la nouvelle augmentation des tarifs des transports en commun

L’inflation n’épargnera pas les transports en commun toulousains. Tisséo a confirmé ce mercredi préparer une « évolution » de sa gamme tarifaire. Tout ne sera voté que le 6 juillet lors d’un conseil syndical, après une phase de concertation, mais on connaît déjà les points essentiels de cette hausse globale qui entrera en vigueur dès le 1er septembre 2022.

2 % par an

De façon générale, les élus vont opter pour une hausse de 2 % par pendant quatre ans des titres et abonnements, ce qui devrait se traduire par, en gros, par une augmentation d’un euro par an sur l’intégralité de la gamme. « C’est moins que l’inflation prévue alors qu’on aurait pu se calquer dessus, l’effort est donc significatif », précise Sacha Briand, l’élu en charge des finances.

10 centimes de plus pour le ticket unitaire

Pour ne pas compliquer les paiements avec des décimales de décimales, le fameux ticket unitaire prendra 10 centimes d’un coup à l’automne pour atteindre 1,80 euro (contre 1,90 euro à Lyon par exemple) puis ne bougera plus pendant quatre ans.

Nouveaux tarifs jeunes et seniors

La gratuité pour les plus précaires sera maintenue. Mais les emblématiques tarifications jeunes et seniors, très attractives, ne seront pas épargnées. Seuls les jeunes boursiers de 11 à de 26 ans conserveront un tarif canon à 11,80 euros (+ 1 euro) par mois. Les autres continueront à payer un tarif « solidaire », pas encore connu mais qui pourrait atteindre les 16 euros (contre 15,10 euros à Grenoble ou 34,40 euros à Bordeaux). « 64 % des jeunes de moins de 26 ans ne sont pas concernés par cette réforme de la tarification. Pour eux, rien ne change », assure Tisséo Collectivités.

Même règle appliquée aux seniors ou demandeurs d’emploi. Ceux qui gagnent moins de 1.308 net euros par mois devraient payer 11,30 euros par mois (+ 50 centimes). Au-delà, les tranches restent les mêmes avec par exemple un tarif mensuel à 16,70 euros au lieu de 16,20 euros pour un revenu à 1.500 euros net. Le coup de barre sera pour les retraités (et rares chômeurs) aisés dont le revenu est supérieur à 2.600 euros, avec un tarif qui pourrait flamber de 16,20 euros à 27,50 euros.

Les élus ont conscience que cette nouvelle arrive dans un « contexte particulier » pour le pouvoir d’achat. « On reste globalement sur les tarifs les plus faibles des réseaux français », souligne Jean-Michel Lattes le président de Tisséo Collectivités. « Mais les coûts d’exploitation augmentent aussi et par définition l’exploitation d’un réseau de transport en commun est déficitaire. Plus on développe, plus on creuse les déficits et il est nécessaire de trouver un équilibre et de ne pas décrocher au niveau des recettes », détaille Sacha Briand. Surtout dans la perspective du financement d’une troisième ligne de métro à 2,8 milliards d’euros.