Toulouse : Ce qui vous attend avec le gigantesque chantier de la Ligne 3 du métro

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  • Avec l’approbation du dossier technique, Tisséo annonce que le chantier de la ligne 3 du métro entre dans sa « phase opérationnelle » à Toulouse.
  • Les premières palissades apparaissent par petites touches mais en 2023, il y aura une quarantaine de chantiers en simultané.
  • La ligne, de 27 kilomètres de long et 21 stations, coûtera 2,7 milliards d’euros. Elle sera mise en service fin 2028.

Les pelleteuses sont dans les starting-blocks. Avec l’approbation du dossier technique de la troisième ligne de métro ce mercredi par les élus siégeant à Tisséo, le projet entre dans la réalité. Et dans le dur, puisque avant de se caler dans les sièges des nouvelles rames, fin 2028, l’agglomération va vivre tout simplement, selon le maire, Jean-Luc Moudenc (LR), « le chantier urbain le plus important de l’histoire de Toulouse​ ». Voici ce qu’il faut retenir avant l’arrivée des engins.

Un investissement à 2,7 milliards

Les lignes de compte sont arrêtées. Pour cet itinéraire de 27 kilomètres (représentant la longueur des lignes A et B réunies) et jalonné de 21 stations entre Labège et Colomiers, l’investissement sera de 2,623 milliards d’euros (hors taxes). L’ambition est d’accueillir 200.000 voyageurs par jour. Le matériel roulant sera fabriqué par Alstom mais pour les autres intervenants, les premiers appels d’offres seront lancés à la fin de l’année. Avec des lots dimensionnés, pour « que les gros n’écrasent pas les petits », indique Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo.

Les premiers coups de pelle

Si vous vous baladez depuis lundi du côté du faubourg Bonnefoy, vous vivez un petit avant-goût du futur déploiement. C’est parce que les déviations de réseaux ont commencé et que les bus à grand gabarit ne peuvent plus passer qu’une navette gratuite fait le trajet jusqu’à la place Jeanne-d’Arc. La situation doit durer jusqu’en octobre et d’autres chantiers de ce type vont surgir incessamment du côté de l’Ormeau, de Marengo ou encore de la gare SNCF de Colomiers.

Le ballet des tunneliers et 40 chantiers simultanés

Mais le gros de la vague est pour plus tard. « En 2023, il y aura plus de quarante chantiers en même temps », annonce Jean-Michel Lattes, et cette phase intense devrait durer trois ans. Pour des questions de rapidité, le choix a été fait de faire opérer cinq tunneliers différents, dont certains peut-être d’occasion en provenance du Grand Paris. Le premier mastodonte arrivera fin 2023. Au rythme moyen de 250 mètres par mois, les cinq taupes géantes généreront chacune 150 camions de déblais par jour.

Des informations de proximité

Tisséo s’attend à ce que la multiplication et la dissémination des chantiers, donc des nuisances, suscitent une forte demande d’information des riverains et commerçants. Le dispositif d’information, « de dialogue et d’écoute », s’il n’a pas encore été dévoilé, ira bien au-delà des médiateurs de chantier habituels.

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