Toulouse: Airbus se serait bien passé de la nouvelle taxe sur les billets d’avion

La flotte d’avions de l’avionneur européen Airbus. — Airbus

Personne n’a semble-t-il sauté au plafond chez Airbus à l’annonce d’une nouvelle taxe sur les billets d’avion. « Ce n’est pas obligatoirement une bonne nouvelle », a déclaré ce jeudi à Toulouse  Thierry Baril, le directeur des ressources humaines de l’avionneur.

« A force de rajouter des taxes, on est en train de pénaliser les industriels qui investissent beaucoup d’argent pour préparer les propulsions de demain et un ciel beaucoup plus propre », a poursuivi le responsable en marge de l’Airbus développement day, une manifestation de soutien aux start-up innovantes.

Mauvaise idée…

La nouvelle taxe​ proposée par le gouvernement doit entrer en vigueur en 2020 et renchérir les billets d’avion de 1,50 à 18 euros. Elle laisse donc de marbre Thierry Baril car « chez Airbus, dit-il, nous ne pensons pas qu’on va régler le problème du « zéro émission », de l’amélioration de l’empreinte écologique de l’aviation, par une écotaxe ».

Et, puisqu’il faut faire avec, le membre du comité exécutif d’Airbus glisse une suggestion. Il souhaite que cette taxe « soit réinvestie dans le domaine de la recherche, de la technologie et du développement, au service de la préparation d’énergies futures, de nouveaux systèmes de propulsion ».

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