Toulouse : 141 migrants qui campaient en centre-ville évacués et relogés

Pas de cordon de CRS cette fois. Juste des tables, des chaises, de hautes tentes blanches et une trentaine d’agents des services sociaux. Comme annoncé vendredi par le préfet Etienne Guyot, les migrants, qui campaient depuis trois semaines sur les allées Jules-Guesde, au centre-ville de Toulouse, ont vu débarquer sur les coups de 8 heures du matin « un dispositif d’évaluation et d’intervention ». Ces jeunes, essentiellement originaires d’Afrique de l’ouest, s’étaient installés là le 26 août à la suite de leur expulsion d’une maison de retraite de la périphérie qu’ils occupaient illégalement.

Selon un bilan communiqué par la préfecture, 137 personnes qui demandent leur reconnaissance de minorité, ont pu faire la preuve ce mardi qu’elles avaient déposé un recours en ce sens. En attendant l’issue de cette démarche, elles ont été orientées vers des centres d’hébergement.

Le maire avait saisi le tribunal

Deux personnes majeures vont également être relogées, cette fois dans l’attente de l’instruction de leur demande d’asile. Enfin, deux jeunes ont été pris en charge par le Conseil départemental « pour une mise à l’abri et une évaluation de leur minorité ».

« Je me réjouis que les personnes qui occupaient illégalement cet espace public aient accepté cette main tendue » , indique le préfet de la Haute-Garonne.

Lundi, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc (LR) avait saisi le tribunal judiciaire pour demander l’expulsion des campeurs pour « trouble manifeste à l’ordre public ». La procédure n’aura pas eu le temps d’aller à son terme.