« Touche pas à mon poste » : Cyril Hanouna et C8 visés par une procédure de sanction de l’Arcom

Touche pas a mon poste et C8 ne sont pas forcément intouchables que cela. Notamment après la violente séquence entre Cyril Hanouna et le député Louis Boyard (LFI) dans l’émission du 10 novembre. L’Arcom (ex-CSA), le gendarme de l’audiovisuel, fait savoir ce jeudi qu’elle a demandé à un « rapporteur indépendant, membre du Conseil d’Etat » d’envisager d’éventuelles sanctions.

« [Le directeur de l’Arcom] a en effet considéré que ce dossier portait sur des faits susceptibles de justifier l’engagement d’une procédure de sanction, compte tenu des mises en demeure déjà prononcées par le passé à l’égard de C8 », avance le communiqué.

Le régulateur de l’audiovisuel avait lui-même été saisi à la suite de l’altercation survenue sur le plateau du talk-show.  « Abruti », « tocard », « bouffon », « t’es une merde » : l’animateur Cyril Hanouna avait agoni d’injures le député qui venait d’accuser les « cinq personnes les plus riches de France d’appauvrir l’Afrique », citant le milliardaire Vincent Bolloré, propriétaire du groupe Canal+, auquel appartient C8.

Rapporteur indépendant

« Conformément à la loi, il appartiendra au rapporteur indépendant de décider de l’engagement des poursuites et d’instruire l’affaire », conclut l’Arcom.

Les deux hommes ont poursuivi leurs hostilités durant la semaine chacun annonçant vouloir porter plainte contre l’autre.

« Qu’on soit député ou non, un présentateur n’a pas à insulter quelqu’un en direct pour avoir critiqué le propriétaire de sa chaîne », Vincent Bolloré, a déclaré lundi le député Insoumis lors d’une conférence de presse à l’Assemblée Nationale.

Cyril Hanouna, lui, a consacré son émission de lundi à l’incident, l’animateur et ses chroniqueurs critiquant à nouveau le jeune élu.

L’animateur a « regretté les propos injurieux » qu’il a pu tenir, mais il a aussi indiqué que « sur la séquence », il « ne s’excusait pas du tout ».