« The Voice » : « Quand Pascal Obispo a buzzé, je n’ai pas compris ce qu’il se passait » se remémore Toni

Toni, candidate de The Voice. — Bureau 233 / ITV / TF1

  • Les KO de l’équipe d’Amel Bent dans « The Voice » ont été diffusés ce samedi sur TF1.
  • Parmi les talents sélectionnés pour les directs figure Toni, Francilienne de 23 ans dont « 20 Minutes » suit l’aventure en coulisses depuis les auditions.

Aux KO de The Voice, diffusés ce samedi sur TF1, elle n’a pas flanché. Toni est l’une des trois artistes de l’équipe d’Amel Bent à avoir été sélectionnée pour l’étape suivante, celle des primes en direct qui se tiendront au Palais des sports à Paris lorsque la situation sanitaire le permettra… En attendant, la Francilienne de 23 ans fait un point d’étape avec 20 Minutes.

Comment as-tu vécu cette épreuve des KO ?

C’était bizarre. On est aux portes des directs, on sait que si on se fait éliminer à cette étape, il faut quand même tout donner pour donner sans regret. Je suis arrivée à un stade du concours où j’ai développé mon esprit de compétition. Si je n’avais pas été qualifiée, j’aurais été frustrée. J’ai vraiment chanté comme si c’était la dernière fois.

Avec les six autres candidats de l’équipe d’Amel Bent, vous tiriez des plans sur la comète en tentant d’imaginer quels seraient les trois qualifiés ?

On a essayé d’imaginer tout ça avec l’équipe, sauf qu’on ne sait pas du tout ce qui se passe dans la tête d’Amel Bent. Donc on a préféré abandonner ces petits pronostics (rire). Même si Amel Bent avait dit que j’étais son coup de cœur, je n’étais sûre de rien. Elle aurait pu me dire qu’elle ne me voyait pas pour autant au Palais des sports.

Techniquement, c’est Pascal Obispo et non Amel Bent qui a appuyé sur le buzzer synonyme de qualification. Lors de votre audition à l’aveugle, il n’avait pas été convaincu par votre prestation. Ce coup de buzzer, vous le prenez pour une validation ?

Alors, je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas compris ce qu’il se passait (elle rit). J’étais sonnée par la chanson. J’étais en train de récupérer mon souffle et je pense que je n’avais pas assez d’air dans le cerveau parce que, quand j’ai vu Pascal Obispo buzzer, je me suis dit « Mais, ça compte ? Il a demandé l’autorisation à ma coach ? ». J’ai vu après dans les yeux d’Amel Bent que c’était bon, mais je m’attendais à ce que Nikos Aliagas arrive et dise « désolé, ça compte pas ». Le fait que ce soit Pascal Obispo qui buzze, c’est bourré de sens. La boucle est bouclée.

Vous n’avez pas choisi de chanter « Juice » de Lizzo par hasard…

Lizzo est une artiste à laquelle je m’identifie beaucoup. Aujourd’hui, il y a peu d’artistes qui me ressemblent par le style musical, le message et l’engagement. Sa musique fait bouger, danser, mais elle n’oublie pas de dire qui elle est et ce qu’elle représente. Je me retrouve beaucoup dans ses textes. C’est important de se sentir bien, peu importe qui on est. On peut penser que sa chanson parle du fait qu’elle est ronde mais non, le « juice » c’est le fait d’être bien dans sa peau et d’assumer qui on est. C’est quelque chose que j’applique tous les jours de ma vie. Cette chanson est la définition de qui je suis et comme je voulais utiliser les KO pour mettre un dernier coup de tampon et dire voilà ce que je représente…

Amel Bent a dit qu’elle était heureuse que ses filles puissent voir une artiste inspirante comme vous. Cela vous a flattée ?

C’était bizarre qu’elle me dise ça parce qu’elle a été cette artiste pour moi. C’était une consécration, un moment hyper planant. Je ne m’y attendais pas du tout. C’était étrange, parce que, moi, en grandissant, je ne voyais qu’Amel Bent qui me ressemblait et à qui je pouvais m’accrocher. Quand elle m’a dit ça, j’étais dans un univers parallèle, je ne comprenais vraiment pas qu’on me voyait en tant qu’artiste à part entière. Pendant longtemps, on ne me prenait pas trop au sérieux et là, ça y est…

La prochaine étape, ce sont les directs, au Palais des sports. La production vous tient informés de ce qui est envisagé ?

On ne sait vraiment pas. Il faut voir comment la situation évolue. On attend, comme tout le monde.

Vous la vivez comment, cette attente ?

D’un côté, c’est frustrant parce qu’en étant qualifiés, on attendait les directs avec impatience. Là, le fait d’attendre toutes les diffusions, c’était déjà super excitant et on voulait arriver aux directs avec la patate. On doit donc repousser ce moment, mais je pense que je n’aurais aucun autre choix que d’arriver avec toute ma frustration et ce que je ferai, ce sera à trois milliards de pour cent, ce sera une fête géante.

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