TFC-OM: En cherchant bien, on a trouvé quatre bonnes raisons d’aller voir ce match

Au match aller, Lucas Ocampos et l’Olympique de Marseille avaient écras le TFC de Kelvin Amian et John Bostock (4-0), le 10 août 2018 au Stade Vélodrome. — B. Horvat / AFP

  • Sur le papier, le Toulouse – Marseille de samedi est l’un des moins intéressants de ces dernières années.
  • Entre le maintien pas encore acquis du TFC et la chaude intersaison à préparer du côté de l’OM, sur le banc comme dans l’effectif, ce match de l’avant-dernière journée de Ligue 1 vaut pourtant le coup d’œil.

L’intérêt du match ne vous saute pas aux yeux ? Vous avez vu trop de purges du TFC cette saison au Stadium ? Vous vous êtes fréquemment endormi dans votre canapé devant une prestation de l’OM ? Il y a l’Eurovision à la télé ? Bref, vous n’avez pas très envie de vous traîner jusqu’au Stadium samedi soir pour assister à ce Toulouse – Olympique de Marseille. Hé bien, vous avez tort. La preuve.

Le match de la délivrance pour le TFC

La phrase est signée Alain Casanova, au sortir du nul soporifique à Amiens, samedi dernier (0-0) : « Mathématiquement le maintien n’est pas encore acquis, en football tout peut arriver. On l’a encore vu en Champions League. On ne peut compter que sur nous-mêmes. »

Quinzième de L1 à deux journées de la fin (l’épilogue aura lieu à Dijon, avant-dernier), Toulouse n’a plus qu’un point à prendre pour ne pas dépendre de ses concurrents. Et éviter ainsi de revivre des barrages, comme l’an dernier (le Tef’ ne peut plus descendre directement). On imagine déjà les bras levés au ciel samedi sur les coups de 23 heures, après un nul arraché de haute lutte à des Olympiens qui eux, n’ont vraiment plus rien à jouer.

Vers une ambiance inédite

D’habitude, pour un TFC-OM, le Stadium se transforme en mini-Vélodrome, avec des supporters phocéens qui font leur sortie annuelle sur l’île du Ramier, en provenance de Saint-Affrique (Aveyron) ou de Savignac-les-Ormeaux (Ariège).

Samedi, cela risque d’être différent, entre les piètres résultats marseillais et surtout l’arrêté préfectoral pris mercredi. Après le chaos au Vélodrome contre Lyon, et parce que les policiers sont déjà occupés par les « gilets jaunes », « toute personne se prévalant ou se comportant comme un supporter de l’Olympique de Marseille » sera interdite de Stadium entre 14 h et minuit.

Encore plus fort : toute personne arborant un maillot de Payet ou d’Abdennour (version fantôme provençal, pas roc occitan) sera indésirable dans le centre-ville. Si des fans des Violets veulent vraiment vivre un match contre Marseille à la maison, c’est ce week-end ou (peut-être) jamais.

Le jubilé de Rudi Garcia

C’est une certitude – même si son départ n’a pas encore été officialisé –, ce TFC-OM sera l’avant-dernier match de Rudi Garcia sur le banc marseillais. Il a mandaté ses agents pour lui trouver un nouveau club cet été : cette rencontre doit donc, à lui aussi, lui servir de référence. Pourquoi ne pas poursuivre les innovations tactiques ? Rudi Garcia, qui a testé 41 « onze » de départ différents en 44 matchs cette saison, a choisi contre Lyon un étonnant retour au 4-3-3, qu’il avait laissé tombé depuis longtemps.

On le voit bien inventer un nouveau système face à Toulouse. On ne parle pas de ses désormais classiques défenses à 5 avec Ocampos (ou Alessandrini) arrière gauche. Non, il faut aller plus loin encore, être disruptif, casser les codes. Pourquoi pas le 2-5-3 qui fait ses preuves depuis tant d’années au baby-foot ?

Une démonstration avant la grande braderie du mercato

« Tout doit disparaître – liquidation totale après faillite. » On exagère un chouïa, mais l’OM doit obligatoirement vendre cet été pour colmater un déficit élevé : 78 millions de pertes en 2017-18 et aucun revenu européen cette année pour rembourser.

Florian Thauvin, qui semble être guéri de ses soucis de cheville, a donc tout intérêt à claquer son petit doublé au Stadium pour faire remonter sa cote aux alentours des 70 millions. Sa valeur est en chute libre depuis qu’il est évident que l’OM va le vendre… et depuis, aussi, qu’il est en panne d’efficacité : en première partie de saison, il était décisif toutes les 86 minutes. Depuis la trêve, il ne réussit une passe D ou ne marque un but que toutes les 186 minutes.

Il n’est pas le seul à devoir s’illustrer samedi pour gratter un meilleur transfert : le comptable phocéen rêve d’un rush décisif de Clinton Njie pour une vente à 12 millions à Sheffield United. Jordan Amavi aurait tout intérêt à se montrer lui aussi, tout comme Dimitri Payet, dont l’exfiltration vers un championnat exotique semble indispensable pour que l’OM retrouve un certain équilibre économique.

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