Tests de grossesse dans le hand : La LFH exige plus de clarté des clubs pour que les joueuses donnent leur consentement

Le président du club de Nantes Atlantique Handball Arnaud Ponroy (au centre), entouré de l’entraîneur Allan Heine et de la capitaine Léa Lisnières. — Frédéric Brenon

La Ligue féminine de handball (LFH) a réagi à l’affaire des tests de grossesse au sein du club de handball de Nantes. Celle-ci rappelle que sa réglementation impose un bilan biologique en début de saison, avec des éléments « qui se limitent strictement aux dosages NFS (numération des globules sanguins), des réticulocytes, du fer et de la vitamine D ».

Pour plus de clarté, la commission médicale de la Ligue conseille ainsi aux médecins des clubs de prescrire deux ordonnances distinctes aux joueuses à l’occasion du bilan sanguin de début de saison. La première doit correspondre « aux examens prévus par la réglementation de la LFH au titre du bilan biologique obligatoire minimum ». La seconde, « aux éventuels examens complémentaires envisagés par le médecin à l’issue de son examen clinique sollicités par le médecin, sous sa seule responsabilité ».

Le but est de fournir aux joueuses des informations sur les prescriptions émises par leur médecin, pour qu’elles puissent donner leur « consentement libre et éclairé sur chacune des prescriptions », précise la LFH.

Le club de Nantes a reconnu l’existence des tests

L’Association des joueuses et joueurs professionnels de handball (AJPH) a dénoncé jeudi des tests de grossesse réalisés sans le consentement des joueuses. Le club de Nantes et une partie des joueuses ont reconnu vendredi l’existence de tels tests, tout en assurant qu’ils n’ont pas été réalisés sans le consentement des joueuses : les joueuses ont été reçues plus de 35 minutes par le médecin du club, le Dr. Thibault Berlivet, qui leur a remis une ordonnance pour une série d’analyses. Sur la liste figurait un dosage de l’hormone béta HCG, qui permet de détecter une grossesse.

Une version contestée par une autre partie du groupe professionnel, puisque six joueuses (sur 14) ont affirmé dimanche dans une lettre ouverte qu’elles ignoraient avoir subi un test de grossesse.

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Tests de grossesse dans le hand : Six joueuses de Nantes confirment n’avoir pas donné leur accord

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