Tentative d’incendie chez Richard Ferrand: Condamnations quasi-unanimes

Photo d’archives du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, le 5 décembre 2018. — Alain JOCARD / AFP

Après l’annonce de la tentative d’incendie « volontaire » au domicile privé du président LREM de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, une grande partie de la classe politique a condamné l’acte.

« Rien ne légitime la violence ou l’intimidation à l’égard d’un élu de la République. Toute ma solidarité envers @RichardFerrand et ses proches », a réagi le président Emmanuel Macron.

« Rien ne justifie les intimidations, rien ne justifie les violences et les dégradations », a de son côté souligné Richard Ferrand en postant deux photos sur Twitter sur lesquelles on peut notamment voir une porte-fenêtre incendiée.

« Alors que le Président de l’Assemblée nationale assistait ce jour à Rennes, aux côtés du Premier ministre, à la signature du pacte d’accessibilité et du contrat d’action publique pour la Région Bretagne, un voisin constatait que son domicile situé à Motreff, dans sa circonscription du Finistère, avait fait l’objet d’un incendie volontaire », a indiqué un communiqué de l’Assemblée nationale, relayé par Richard Ferrand.

« La Gendarmerie nationale ayant découvert sur place une couverture, un résidu de pneumatique, et une torche artisanale imbibée de carburant, l’origine criminelle ne semble pas faire de doute », ajoute le communiqué.

« Honte à ceux qui commettent de tels actes. Et soutien amical au Président de l’Assemblée nationale et à sa famille », a aussitôt réagi le Premier ministre Edouard Philippe, comme plusieurs autres membres du gouvernement.

Un « acte extrêmement grave et totalement inadmissible »

Plusieurs domiciles et permanences d’élus de la majorité présidentielle ont été dégradés depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » en novembre et certains d’entre eux ont fait l’objet de menaces. De source parlementaire, une cinquantaine de députés ont été visés ces dernières semaines.

« Ceux qui intimident, menacent, agressent, vandalisent, brûlent, n’auront jamais le dernier mot en démocratie. Jamais. Nous sommes la République et nous les combattrons sans relâche », a commenté vendredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a fustigé une « dérive haineuse et violente insupportable ». « La démocratie doit être plus forte que ces pulsions destructrices », a-t-il ajouté.

L’opposition s’est également émue, à l’image du patron du PS Olivier Faure et de la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, laquelle a exprimé son « soutien total » au président de l’Assemblée nationale face à cet « acte extrêmement grave et totalement inadmissible ».

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez a, lui, fustigé un « acte honteux et consternant ».