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Tensions Iran-États-Unis : Donald Trump envisage-t-il l’assassinat d’Ali Khamenei ?

Depuis le début des manifestations en Iran, Donald Trump multiplie les menaces envers le régime des Mollahs, en réclamant la fin du programme nucléaire iranien, ce que la République islamique se refuse de faire jusqu’à aujourd’hui. Selon Adel Bakawan, directeur de l’Institut européen pour les études sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (EISMENA), plusieurs scénarios sont possibles, y compris l’assassinat de la tête du régime iranien pour ouvrir la voie à une transformation intérieure.


Depuis le début des manifestations en Iran, Donald Trump intensifie ses menaces à l’encontre du régime des Mollahs. La raison ? Le président américain exige la fin du programme nucléaire iranien, ce que la République islamique refuse de faire jusqu’à présent. La question se pose alors : le 47e président des États-Unis va-t-il mettre à exécution ses menaces ? Pourrait-il même aller jusqu’à faire tuer Ali Khamenei, le guide suprême iranien ? D’après Adel Bakawan, directeur de l’Institut européen pour les études sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (EISMENA), plusieurs scénarios sont envisageables.

## « On assassine la tête »

Le premier scénario évoqué est celui où « on ne touche pas au reste, on assassine la tête et on ouvre la voie pour une transformation à l’intérieur, c’est-à-dire amener par exemple quelqu’un comme l’ancien président de la République Hassan Rohani. C’est un modéré qui était pour le dialogue avec l’Occident, avec les États-Unis d’Amérique », précise le chercheur.

Donald Trump pourrait également choisir de mener une attaque plus large, ciblant d’autres personnalités et institutions, ou se limiter à des frappes contre les infrastructures : « On assassine en même temps le guide suprême, le chef des Gardiens de la révolution et le chef des Armées, et on attaque le programme atomique et le programme balistique. Ensuite, on demande au peuple iranien de descendre dans la rue pour prendre en main les institutions, comme Donald Trump l’a demandé ».

Un autre scénario envisagé consiste à frapper les infrastructures militaires sans toucher aux institutions politiques. Selon Adel Bakawan, une fois les institutions politiques désarmées, « les Iraniens seront obligés de revenir à la table de négociation pour capituler devant les conditions américaines ».

## Un accord encore possible ?

Alors que Washington a déjà renforcé sa présence dans le Golfe persique avec l’arrivée de son porte-avions Abraham Lincoln lundi 26 janvier, une solution diplomatique reste envisageable. Cependant, cela nécessite que l’Iran renonce à son arme nucléaire. « L’objectif de Donald Trump, c’est de ramener les Iraniens à la table de négociation à Mascate, la capitale d’Oman, pour négocier un nouvel accord concernant, bien évidemment, le programme atomique », analyse le directeur de l’EISMENA.

La voie diplomatique semble donc être la meilleure option pour le régime iranien. Bien que Téhéran assure que les forces iraniennes ont « le doigt sur la gâchette » face aux menaces américaines, sa capacité de sécurité a été gravement affaiblie lors de la guerre des Douze jours. Pour rappel, du 13 au 24 juin dernier, l’Iran et Israël se sont affrontés à coups de missiles et de frappes aériennes, jusqu’à ce que Donald Trump décrète la fin de la guerre.