Tensions à Taïwan : Des missiles chinois survolent l’île, le Japon donne de la voix

Vous avez raté les derniers développements à Taïwan ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point quotidiennement jusqu’à ce que les tensions qui suivent la visite de Nancy Pelosi retombent. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous.:

L’info du jour

La Chine a commencé ses exercices militaires à la mi-journée, en représailles à la visite de Nancy Pelosi, dénoncée comme une « provocation » par Pékin. Ils ont lieu dans six zones maritimes autour de Taïwan, au niveau de routes commerciales très fréquentées et parfois à seulement 20 kilomètres des côtes taïwanaises. Outre l’incursion de chasseurs dans la zone de défense aérienne de Taïwan, des missiles chinois ont survolé l’île et seraient tombés pour la première fois dans la zone économique exclusive japonaise. Les exercices sont censés s’achever dimanche.

La phrase du jour

Les actions de la Chine ont cette fois un impact grave sur la paix et la stabilité de la région. Je demande l’arrêt immédiat de ces manoeuvres militaires. »

Le ministre japonais des Affaires étrangères Yoshimasa Hayashi a donné de la voix. Qualifiant l’incident de « problème grave qui affecte notre sécurité nationale et celle de nos citoyens », le ministre de la Défense nippon, Nobuo Kishi, a, lui précisé que « le Japon avait déposé une protestation auprès de la Chine par la voie diplomatique ».

Le chiffre du jour

11. C’est le nombre de missiles tirés par la Chine au total. « Tous les missiles ont atteint leur cible avec précision, testant les capacités de frappe de précision et de déni d’accès » à la zone autour de Taïwan, s’est félicité Pékin.

La tendance du jour

Pour l’instant, on assiste à une escalade, mais elle reste contrôlée. La Chine n’a aucune envie que la situation actuelle dégénère, déclarent des experts à l’AFP. « Une guerre accidentelle » provoquée par un incident « est la dernière chose que souhaite Xi Jinping » avant le congrès du Parti communiste chinois en novembre, estime Titus Chen, professeur de sciences politiques à l’université nationale Sun Yat-Sen à Taïwan. Amanda Hsiao, analyste Chine au cabinet de réflexion International Crisis Group, note toutefois que ces exercices « représentent une nette escalade par rapport à la norme des activités militaires chinoises autour de Taïwan et à la dernière crise du détroit de Taïwan en 1995-1996 ».