Tempête Fiona en Guadeloupe : Quelque 60.000 clients toujours privés d’eau trois jours après

Trois jours après le passage de la dévastatrice tempête Fiona en Guadeloupe, les conséquences mettent toujours les habitants en difficulté. Ainsi, près de 60.000 clients (particuliers ou entreprises) sont toujours privés d’eau, dont le Centre Hospitalier de Basse-Terre (CHBT). Ce dernier a fait savoir que cette pénurie compromettait son bon fonctionnement et la continuité des soins.

L’établissement de santé a signalé dans un communiqué une possible « fuite des canalisations », précisant qu’ « une cellule de crise a été constituée afin de prendre des mesures d’urgence ». Selon lui, la préfecture « met tout en œuvre afin d’alimenter l’hôpital en eau. » « Il en va de l’absolue nécessité de maintenir les interventions et autres actes médicaux d’urgences programmés au sein de l’établissement », a-t-il précisé. Le CHBT n’est pas le seul à connaître des difficultés d’accès à l’eau.

De gros travaux à prévoir

L’île des Caraïbes peine à se remettre des dégâts causés par les pluies diluviennes déversées par ce qui n’était alors qu’une tempête tropicale et qui s’est hissé mardi en ouragan de catégorie 3 sur une échelle de 5. Ainsi « 58.618 clients » en étaient encore privés mardi, selon le Syndicat Mixte de Gestion de l’Eau et de l’Assainissement de la Guadeloupe (SMGEAG). Cela représente près de 32 % de la clientèle estimée de l’organisme.

Ils étaient dimanche plus de 100.000 sans eau, d’après les données publiées par la cellule de crise du SMGEAG. « De très gros travaux sont à prévoir » pour la remise en service du réseau d’eau, a indiqué le SMGEAG, évoquant au minimum « plusieurs semaines » avant un retour à la normale.

En temps normal, de nombreuses communes de l’île sont soumises à des tours d’eau solidaires – consistant à couper l’eau d’un quartier pour en alimenter un autre – en raison de la vétusté du réseau de distribution et des très nombreuses fuites qui occasionnent des pertes massives d’eau potable. L’ancienne régie publique a été remplacée en septembre 2021 par le SMGEAG pour tenter de résoudre la question de l’eau en Guadeloupe.