Températures : Météo France se défend sur Twitter, après des critiques sur ses prévisions estivales

«Météo France prévoit un été très chaud », titrait Le Parisien pour sa Une du 2 mai dernier. Trois mois plus tard, pour ceux qui sont restés dans l’hexagone, cette prédiction fait doucement rire. Il est vrai que pour l’instant, entre les orages, les averses et le ciel gris, cet été ressemble plutôt à un automne. Certains internautes n’ont donc pas manqué l’occasion de se moquer de la chaîne météorologique en ressortant sur Twitter la fameuse Une du quotidien régional.

Face aux critiques, Météo France a décidé de donner une petite leçon de météorologie sur le réseau social afin d’expliquer le décalage entre cette prévision et la réalité vécue par la majorité des Français. Le service de météorologie indique d’abord en réponse à un post largement partagé que la prévision saisonnière est « probabiliste ». « C’est une production spécifique qui n’a rien à voir avec une prévision météo classique à 3 ou 4 jours. Elle présente des limites », concède-t-elle en renvoyant sur son site pour plus de précisions.

Des prévisions Météo France, mais pour toute l’Europe

Quelques jours plus tard, dans un post datant du 3 août, Météo France a donc décidé d’expliquer plus en détail les particularités d’un bulletin de prévisions saisonnières. D’une part, ces prévisions sur trois mois sont réalisées pour l’Europe et donc pas uniquement la France. En Grèce où il a fait plus de 47 degrés ou en Turquie où le thermomètre a atteint 45 degrés ces derniers jours, la Une du Parisien est donc très à propos.

Météo France indique également établir « la probabilité associée pour que le trimestre soit plus chaud, plus frais ou proche de la moyenne climatologique ». Elle précise toutefois s’appuyer sur des modèles physiques globaux et que « le scénario le plus probable ne se réalise pas systématiquement » et qu’il est aussi possible que le moins probable se réalise. Enfin, « les performances des prévisions saisonnières sont variables selon le lieu, la saison et le paramètre météo concerné », ajoute Météo France précisant qu’il est par exemple plus facile de faire une estimation juste dans une région tropicale qu’en Europe.