Tariq Ramadan reçoit 18 ans de réclusion criminelle pour viols.
Tariq Ramadan a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle départementale de Paris ce mercredi, suivant les réquisitions du parquet. Le procès de Tariq Ramadan, débuté le 2 mars, s’est déroulé à huis clos et il a été jugé par défaut en raison de son hospitalisation à Genève, en Suisse.
Le parquet a demandé une peine de 18 ans de réclusion criminelle. Le tribunal a suivi cette demande. Tariq Ramadan, jugé par défaut et à huis clos par la cour criminelle départementale de Paris pour des viols sur trois femmes, a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle ce mercredi.
Le procès de Tariq Ramadan a commencé le 2 mars, mais il ne s’est pas présenté à l’audience. Ses avocats ont déclaré qu’il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève, en Suisse, en raison, selon eux, d’une « poussée » de sclérose en plaques. Un mandat d’arrêt a été émis à son encontre.
La présidente de la cour criminelle, Corinne Goetzmann, a alors ordonné une expertise médicale sur pièces à deux neurologues désignés pour évaluer son état de santé, afin de décider d’un éventuel renvoi du procès. Dans ce rapport, lu à l’audience par la présidente le 6 mars, les experts ont conclu à la « stabilité de la sclérose en plaques » dont souffre l’islamologue depuis plusieurs années, « sans signe de poussée récente », et ont estimé qu’il pouvait donc comparaître devant la cour criminelle.
La présidente a alors rejeté la demande de renvoi du procès et a décidé que l’accusé de 63 ans serait jugé par défaut, et à huis clos, comme l’avait demandé une partie civile. Elle a également indiqué qu’un mandat d’arrêt, « à exécution et diffusion immédiate », était délivré à son encontre. Ses quatre avocats ont quitté la salle d’audience, estimant qu’ils ne pouvaient pas défendre leur client dans cette « parodie de justice ».

