Syrie : Un colonel des Gardiens de la révolution iraniens assassiné à Damas, Téhéran accuse Israël

Un colonel des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, a été tué lundi en Syrie, près de Damas, par une bombe artisanale imputée à Israël, qui se livre depuis des années à une guerre de l’ombre contre Téhéran pour contrer son influence dans la région. « Le colonel Davoud Jafari, un des conseillers iraniens en Syrie et membre de la force aérospatiale des Gardiens, a été tué par les associés du régime sioniste (Israël) avec une bombe artisanale en bordure de route près de Damas », a annoncé ce mercredi l’agence de presse iranienne Tasnim, citant un communiqué des Gardiens.

La mort de l’officier n’a pas été confirmée par les autorités syriennes. Selon l’Observatoire syrien des droits humains (OSDH), une ONG indépendante basée à Londres qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, l’officier supérieur a été tué avec son garde du corps syrien par l’explosion d’une bombe au passage de leur véhicule. L’attentat s’est produit près de Sayyida Zeinab, un quartier du sud de Damas qui abrite un sanctuaire vénéré par les musulmans chiites et accueille une forte présence iranienne.

Les militaires iraniens simples « conseillers » de la Syrie

C’est le plus haut gradé des Gardiens tué en Syrie depuis le 23 août, lorsque Téhéran avait annoncé la « mort en martyr » du général Abolfazl Alijani, membre des forces terrestres des Gardiens alors en mission en Syrie. Alijani était décrit comme un « défenseur du sanctuaire », un terme utilisé pour désigner ceux qui travaillent pour le compte de l’Iran en Syrie ou en Irak.

L’Iran, qui aide le régime syrien de Bachar al-Assad, son allié, dans la guerre ravageant la Syrie depuis 2011, assure ne pas avoir de troupes dans ce pays mais dit que des « conseillers » militaires issus des Gardiens opèrent aux côtés de l’Etat syrien à l’invitation de Damas. « Sans aucun doute, le régime criminel sioniste recevra la réponse adéquate pour ce crime », a ajouté le texte publié mercredi.