Syrie : L’influenceur Rayanne B., qui affirmait se trouver dans le pays armé et filmé, visé par une enquête

Une enquête a été ouverte par le parquet d’Evry sur les vidéos diffusées par l’influenceur Rayanne B. dans lesquelles il utilise des armes automatiques et affirme être en Syrie, a appris vendredi l’AFP confirmant une information du Parisien. Selon les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, l’homme âgé de 20 ans et un autre influenceur Ibrahim K. (alias « Challenger 67 ») se trouveraient en Syrie, mais les premiers éléments de l’enquête n’ont pas permis de vérifier le lieu exact.

Une première vidéo montre Rayanne B. tirer à la kalachnikov, puis au bazooka. Sur les images d’une seconde vidéo, les deux influenceurs feraient un barbecue en Syrie. « On est bien arrivés en Syrie. N’écoutez pas la télé, y’a pas la guerre, tout se passe bien ici, c’est super cool en fait ! », indiquent-ils.

« Dès que ces vidéos ont été portées à notre connaissance, le ministre a demandé à ses services de se rapprocher du parquet pour signaler ces agissements et faire toute la lumière sur les circonstances dans lesquelles ces vidéos ont été prises. Les investigations sont d’ores et déjà en cours », avait indiqué l’entourage du ministère de l’Intérieur dès lundi. Reste que « les éléments visuels partagés par les trois amis ne permettent pas de déterminer s’ils se trouvaient en Syrie », indique Check News. « La géolocalisation sur Snapchat peut être ajoutée manuellement, laissant ainsi la possibilité à un utilisateur de prétendre se trouver à un quelconque endroit. Le SMS indiquant la présence en Syrie peut avoir été reçu à la proximité de la frontière, sans qu’elle ne soit franchie », poursuit la cellule de vérification des « fake news » de Libération.

Une enquête « pour déterminer si des infractions ont été commises »

Contacté par l’AFP, le parquet d’Evry a confirmé avoir ouvert une enquête « pour déterminer si des infractions ont été commises » et l’a confiée à la police judiciaire de l’Essonne. Les investigations pourraient concerner des infractions à la législation sur les armes et des menaces de mort, selon une source proche dossier.

En mars, Rayanne B., visé par une plainte de l’Education nationale pour avoir insulté et menacé l’ancien ministre Jean-Michel Blanquer en octobre dans une vidéo, a été relaxé par le tribunal d’Evry des poursuites d’« outrage » et de « menaces de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique ».