France

Suicide d’Evaëlle : l’enseignante condamnée à un an avec sursis en appel

La Cour d’appel de Versailles a condamné Mme B. à un an d’emprisonnement avec sursis pour harcèlement scolaire envers Evaëlle et un autre élève. Evaëlle, âgée de 11 ans, s’est pendue dans sa chambre en juin 2019.


L’enseignante d’Evaëlle, l’adolescente qui s’est suicidée en 2019, ne pourra plus exercer dans l’Education nationale. La Cour d’appel de Versailles a condamné Mme B., qui était absente lors du délibéré, à un an d’emprisonnement avec sursis pour harcèlement scolaire. Elle a jugé, contrairement à la décision de première instance, que les faits de harcèlement moral à l’encontre de cette élève, ainsi que d’un autre élève, étaient avérés.

Après avoir obtenu une relaxe en première instance l’année dernière, les parents d’Evaëlle, en larmes à l’issue du délibéré, ont accueilli avec soulagement la décision d’appel, qui reconnait l’existence du harcèlement dont leur fille a été victime de la part de sa professeure de français en classe de 6e au collège Isabelle-Autissier d’Herblay, dans le Val-d’Oise.

Une enfant mise à l’écart

Devant la cour d’appel, la professeure de français s’est défendue en affirmant qu’elle n’avait pas adopté un comportement hostile. « Il m’arrivait de répondre sèchement à des élèves mais je n’ai jamais ciblé un élève en particulier », a-t-elle déclaré calmement à la barre. Depuis son entrée en sixième au collège, Evaëlle avait rencontré de nombreux problèmes, étant victime de violences et d’insultes de la part de ses camarades, mais également de brimades et de mises à l’écart de la part de sa professeure.

Au cours de l’enquête, plusieurs élèves de la classe ont rapporté qu’Evaëlle était régulièrement la cible de cette enseignante, qui lui faisait « beaucoup de remarques » et « lui criait souvent dessus ». Evaëlle, âgée de 11 ans, décrite comme « précoce », « atypique » et ayant « du mal à entrer dans le moule », s’est pendue dans sa chambre de son domicile familial en juin 2019.