Strasbourg : Un dispositif de sécurité « conséquent » pour le Nouvel An dans la capitale alsacienne

Le réveillon de la Saint-Sylvestre sera-t-il calme cette année à Strasbourg ? Un dispositif de sécurité « conséquent » sera en tout cas déployé dans la capitale alsacienne. La préfète Josiane Chevalier l’a annoncé : elle veut éviter les habituelles violences urbaines visant forces de l’ordre et pompiers.

Six unités de forces mobiles (UFM), soit 360 fonctionnaires, seront ainsi mobilisées, de même que près de 400 policiers et une « centaine » de militaires de l’opération Sentinelle, a détaillé la représentante de l’Etat dans le Bas-Rhin. Sur l’ensemble du département, 630 sapeurs-pompiers ainsi que 450 gendarmes seront également sur le terrain, soit un total de 1.950 policiers, pompiers et militaires, a-t-elle poursuivi.

« C’est un dispositif conséquent et adapté à la stratégie mise en place » après les « attaques » dont avaient notamment été victimes les pompiers la nuit du 31 décembre 2019, le Réveillon 2020 ayant été beaucoup plus calme en raison du couvre-feu instauré pour des raisons sanitaires.

Les pompiers sous protection policière

« Les policiers protégeront les pompiers lors de leurs interventions », a-t-elle ajouté, alors que la nuit de la Saint-Sylvestre est traditionnellement marquée à Strasbourg par un nombre important de véhicules incendiés.

Comme l’an passé, afin de limiter la présence de voitures dans les rues, certains secteurs seront interdits au stationnement et des parkings gardés et sécurisés seront mis à la disposition des automobilistes dans l’Eurométropole qui réunit Strasbourg et une trentaine de communes voisines. Les bailleurs ont également été priés de ne pas laisser de containers pleins à l’extérieur afin d’éviter les feux de poubelles.

Quatre arrêtés préfectoraux pris récemment viennent compléter ce dispositif de sécurité, a rappelé Mme Chevalier, dont l’un instaurant la nuit du Réveillon à Strasbourg et dans six communes limitrophes un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans non accompagnés d’un parent.

Ces mineurs ont été souvent mis en cause lors des épisodes de violences et de dégradations urbaines qui surviennent dans l’agglomération la nuit du Nouvel An depuis 1997, indiquait mi-décembre la préfecture dans un communiqué.

Un autre arrêté interdit également dans le Bas-Rhin la vente et l’utilisation de pétards et de feux d’artifice, très populaires en Alsace et en Allemagne voisine lors de la Saint-Sylvestre où ils occasionnent pourtant de nombreuses blessures ou mutilations. L’an passé, un jeune homme était mort, la tête arrachée par un mortier. Près de 1.400 kilos de mortiers et artifices » ont d’ores et déjà été saisis par les forces de l’ordre, a encore indiqué Mme Chevalier.