Strasbourg: «Déshumanisé» ou «pratique»? Un nouveau bar robotisé divise les internautes

Deux bras robotiques du fabricant de robots industriels Kuka versent une bière pour les invités participant au Sommet du Business20 (B20) à Berlin le 2 mai 2017. — John MACDOUGALL / AFP

  • Un bar strasbourgeois propose au public de se faire préparer et servir ses cocktails par des robots.
  • L’idée fait polémique chez les internautes de 20 Minutes. Certains craignent en effet de perdre le contact avec leur barman.

« Je suis contre le bar robotisé. Le bar c’est un endroit où on cherche le rapport humain », témoigne Coro, en réponse à notre à notre appel à témoignages sur notre page Facebook.

Un bar robotisé à Strasbourg ? C’est la promesse d’un évènement annoncé à grand renfort de teasings sur Facebook depuis plusieurs mois. Sur les réseaux sociaux, l’opération suscite un certain scepticisme. Tout comme chez les internautes de 20 Minutes, qui craignent de perdre le contact avec leur barman.

« Autant boire sa bière à la maison »

« Le contact humain est essentiel surtout dans une époque où la technologie nous sépare », témoigne Franny. « A ce compte-là, autant acheter sa bière en grande surface et la boire à la maison », s’exclame Romain. A l’inverse, un autre internaute y voit « une alternative intéressante dans le cadre d’un concert ou d’un festival, quand c’est la cohue ». Un autre loue le côté « pratique » des robots, qui ne risquent pas d’être « débordés par les commandes ».

Objectif affiché par les organisateurs, offrir aux clients une « nouvelle expérience mixologie, exclusive en Europe », rien de moins. En réalité, il s’agit de la nouvelle version d’un « Makr Shaker ». Comprenez un robot barman, capable de fabriquer des cocktails à une vitesse diabolique.

Comptez en moyenne 60 secondes pour le plus cocktail le plus simple. « C’est une nouveauté à Strasbourg, ce sera une première », explique Lucas Marson, représentant du Bionic bar et planeur stratégique de l’agence Infra, qui gère la communication de l’évènement. Ces bras robotiques ont été développés et déjà testés par une société italienne, à Turin.

Derrière cette opération marketing se trouve l’homme d’affaires strasbourgeois Jean-Luc Matern, propriétaire de nombreux lieux de vies à Strasbourg tels que La Salamandre et le Moonshiners. Au-delà de la performance technologique annoncée, l’idée est aussi de proposer une « nouvelle expérience clubbing » dans « un contexte difficile » pour le monde de la nuit strasbourgeois.

« Le robot ne peut pas se suffire à lui-même »

Les critiques des consommateurs ont été anticipées par les organisateurs de l’évènement. Qui tiennent à garder la localisation du lieu secrète avant le lancement officiel de l’opération, le 29 mars prochain. Afin de ne pas se laisser déborder par leurs détracteurs. En revanche, selon les informations de 20 Minutes, l’évènement n’aura pas lieu place Kléber, contrairement aux bruits qui ont couru sur les réseaux sociaux.

« Le robot ne peut pas se suffire à lui-même, avance Lucas Marson. Il assure que des hôtes et des hôtesses seront de la partie pour accueillir la clientèle. Et invite le public à se faire son avis par soi-même. Et vous, qu’en pensez-vous ?

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