Strasbourg : Comment faire évoluer le marché de Noël ? Un jury citoyen dévoile ses idées

A quoi ressemblera, à l’avenir, le marché de Noël de Strasbourg ? A l’appel de la mairie, cinquante personnes tirées au sort ont planché depuis l’été dernier sur la question. Avant de rendre leur avis, mercredi soir. Il comporte 32 pistes d’évolution, qui seront désormais analysées par la Ville organisatrice de l’événement, pour une réponse définitive attendue en mars prochain.

« Nous nous attendons à ce que nos efforts soient reconnus et que nos préconisations soient prises en considération et mises en œuvre », a déjà annoncé le jury citoyen, dont les principales propositions peuvent se résumer en plusieurs points.

Le premier est un appel clair à la décentralisation du marché de Noël. Elle a débuté lors de cette édition mais une accélération est préconisée, « bien au-delà de la Grande Île ». Les 50 évoquent notamment la « mise en œuvre de l’itinérance en priorité dans les quartiers où il n’y a pas d’activité » et appelle à s’appuyer davantage sur les associations de ces différents coins de la capitale alsacienne.

Toujours dans la démarche « d’inciter l’ensemble des Strasbourgeois à se réapproprier l’évènement », des marches aux lampions sont évoquées. « dont la fabrication serait assurée par les enfants » de la ville. Dans le même sens, « inviter une région de France » en plus ou en parallèle de l’habituel pays étranger convié est évoqué. Tout comme la création d’un « Musée de Noël » où les « savoir-faire artisanaux » pourraient être valorisés, des « démonstrations » organisées et « l’évolution historique des traditions de Noël » exposée.

Davantage d’animations pour les enfants ?

Le deuxième principal point des préconisations du jury est lié aux produits à vendre sur le marché de Noël. Les citoyens souhaitent « accorder une place plus importante aux artisans locaux ». Ils aimeraient même qu’un chalet sur deux au minimum soit occupé par un créateur « du Grand-Est ». Mais est-ce que cela permettrait d’éviter les mauvais achats ? C’est pour cela qu’un cahier des charges sur les enjeux de qualité et de durabilité » devrait être lancé selon eux. Et pour que les visiteurs le voient, des « logos » pourraient être apposés sur les blasons des exposants : un « fait maison », un autre « origine locale » et enfin un dernier pour les « produits durables ».

Et les enfants dans tout ça ? Les 50 déplorent que « les visiteurs [aient] une difficulté à trouver des animations et stands à destination des plus jeunes ». Pour y remédier, ils préconisent de « renforcer l’offre évènementielle », de « créer des chalets avec des présentoirs à taille d’enfant » ou encore de « créer des zones dédiées » pour eux sur des places, avec « lumières, musiques, décorations ».

« Sortir du centre-ville »

Le troisième point concerne, lui, une réorganisation spatiale de l’événement afin de « mieux répartir les flux ». Le jury estime ainsi qu’il est « prioritaire de désengorger la place Broglie » ou par exemple de réorganiser la place de la Cathédrale. Pour encourager les visiteurs à aller ailleurs, « sortir du centre-ville et aller fréquenter les marchés et animations des autres quartiers et communes de l’Eurométropole ».

Enfin, les citoyens appellent à « limiter l’impact écologique et énergétique de l’évènement ». Comment ? En réduisant « la production de déchets », « l’intensité des éclairages » et en mettant en place « un compteur dans l’espace public qui comptabilise les économies énergétiques réalisées ». Pas sur un écran lumineux puisque le jury veut « interdire » ceux de la Ville. Qui devra maintenant choisir et trancher parmi toutes ces pistes.