Stade Toulousain: « On ne l’a pas senti chamboulé »… Forfait pour la Coupe du monde, Thomas Ramos a joué tout le match contre Castres

Dix jours après sa blessure à la cheville en équipe de France, Thomas Ramos a rejoué sans souci avec le Stade Toulousain contre Castres, ce samedi. — Rémy Gabalda / AFP

  • Décisif dès la deuxième minute pour son retour en club, Thomas Ramos a joué l’intégralité du derby entre le Stade Toulousain et Castres, ce samedi soir en Top 14.
  • Blessé à la cheville dix jours plus tôt en Coupe du monde, l’arrière de 24 ans avait pourtant été renvoyé par l’encadrement du XV de France, et remplacé par le Rochelais Vincent Rattez.
  • Si Ramos ne s’est pas exprimé après le match, ses coéquipiers et entraîneur toulousains l’ont fait pour lui.

« Je vais bien, ne t’en fais pas. » C’est sans doute, à peu de chose près, ce que Thomas Ramos aurait lâché à un journaliste venu s’enquérir de son état de santé après la victoire bonifiée du Stade Toulousain sur Castres, ce samedi soir (36-15). Car l’arrière de 24 ans n’est pas du genre à sortir la sulfateuse devant les médias. Mais Ramos, forfait pour le reste de la Coupe du monde, n’a rien dit du tout, après avoir disputé l’intégralité de cette rencontre de Top 14.

Dès la mi-temps, l’encadrement du champion de France a fait savoir aux journalistes présents à Ernest-Wallon que le joueur ne viendrait pas leur parler au coup de sifflet final. Une manière de le protéger sans doute, en raison de la situation ubuesque dans laquelle se retrouve l’international aux neuf sélections. Mais on peut rassurer les fans du Mazamétain, même sans l’avoir vu : Thomas va très bien, merci pour lui.

Ce samedi, il a donc disputé sans trembler ni boiter les 80 minutes d’un derby plutôt intense. Pas mal pour un joueur blessé dix jours plus tôt à 10.000 km de là lors de France – Etats-Unis (33-9), et renvoyé du Japon le lendemain par l’encadrement tricolore, à cause d’une cheville plus ou moins en vrac.

« Il n’a pas oublié comment on jouait à Toulouse »

« Il n’a pas passé tant de temps que ça en équipe de France, lance dans un sourire taquin Clément Poitrenaud, l’entraîneur des arrières du champion de France. Du coup, il n’a pas oublié comment on jouait à Toulouse. » Acclamé par le public d’Ernest-Wallon lors de l’annonce des équipes, puis en toute fin de match lorsque son visage est apparu sur les écrans géants, Ramos s’est fait remarquer dès la deuxième minute. Plein d’autorité, il est intervenu dans la ligne sur le premier essai marqué deux passes plus tard par l’ailier Matthis Lebel. Le reste du temps, il a alterné remontées de balles et coups de pied bien sentis. Sans fioriture et sans faiblir.

« Au début, on était surpris »

« Mentalement, il était prêt, constate Poitrenaud. Son match nous a donné raison de l’avoir laissé sur le terrain. » « De l’intérieur, on ne l’a pas du tout senti chamboulé, il avait beaucoup d’envie de revenir sur le terrain », relaie le centre Théo Belan. Avant d’avouer sans détour : « Au début on était surpris, on n’imaginait pas qu’il revenait du Japon pour rejouer le premier match quatre jours après. »

Nous non plus… L’annonce de sa présence dans le groupe contre le CO, faite dès jeudi par l’entraîneur en chef Ugo Mola, a surpris le petit monde du rugby français. Celle de sa titularisation vendredi a jeté un plus gros doute encore sur la décision prise par Jacques Brunel de le renvoyer en France. Alors forcément, quand on voit que Ramos a joué sans souci tout le match…

« Je suis désolé pour lui qu’il soit revenu maintenant, lâche le talonneur et capitaine toulousain Julien Marchand, de retour à la compétition, lui, après une opération du genou et huit mois d’absence. Il aurait préféré rester au Japon, mais c’est le rugby. Il en avait pour deux semaines, c’est comme ça. » Ramos en avait même pour un peu moins…

Il aurait été apte pour le quart de finale

Il aurait donc été apte pour jouer le week-end prochain en quart de finale du Mondial. Car si Maxime Médard est l’arrière titulaire des Bleus, la polyvalence 15-10 du Tarnais d’origine, et ses talents de buteur (même si c’est Holmes qui a tapé ce samedi contre Castres), en faisaient un candidat naturel au poste de remplaçant. A la différence de Vincent Rattez, le Rochelais qui l’a remplacé en Bleu, qui lui ne bute pas…

Pas la peine de disserter plus longtemps : Ramos regardera devant la télé ses copains, sans doute dimanche matin face aux Gallois. La veille, le Stade Toulousain se sera déplacé à Montpellier, en Top 14. C’est aussi ça, la magie du rugby.

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