Stade Rennais-OM : Des Marseillais inoffensifs étouffés à Rennes perdent leur 2e place

Les Marseillais tombent de haut. De très haut même. Samedi soir, l’OM n’a pas seulement sombré au Stade Rennais (2-0). Ils ont aussi perdu leur 2e place sur laquelle ils étaient assis depuis des mois, doublés par un Monaco vainqueur de Brest. Etouffés par la furia rennaise, les joueurs de Jorge Sampaoli n’ont jamais existé dans cette rencontre. Ils ont certes perdu mais ils ont aussi quitté le seul strapontin direct pour la Ligue des champions. A l’inverse, les Rennais repassent quatrièmes juste derrière leurs adversaires du soir. La 38e et dernière journée s’annonce palpitante pour les deux formations. L’OM​ recevra Strasbourg, en embuscade à la 5e place, quand les Rennais iront au LOSC.

Le Roazhon Park était chaud bouillant. Trois heures avant le coup d’envoi de cette dernière rencontre de la saison dans leur antre, environ 500 supporters rennais avaient marché vers leur stade avant de noyer le bus des joueurs dans les fumigènes. Le soleil brillait et l’atmosphère était douce pour l’affiche de cette 37e journée entre le cinquième et le deuxième de Ligue 1. Quelque chose se préparait. Défaits à Nantes mercredi après un match manqué, les Rennais savaient qu’ils pouvaient tout perdre ce samedi s’ils venaient à s’incliner contre l’OM. Alors ils ont mis tout ce qu’ils avaient pour étouffer des Marseillais pas dans le coup.

Privé de Dimitri Payet et de Cédric Bakambu, Jorge Sampaoli avait fait le choix de titulariser Amine Harit en faux numéro 9. Un choix rapidement puni par Benjamin Bourigeaud qui trompait Steve Mandanda dès la 11e minute sur un service impeccable de Martin Terrier. Pendant quarante-cinq minutes, les Marseillais n’auront existé que par leur côté droit ou Under et Guendouzi faisaient mal à Truffert. Mais aucun des centres allongés par l’ancien Gunner n’était coupé. Dans cette affiche de la 37e journée, c’est Rennes qui dominait, notamment la bataille du milieu de terrain. Attaquant en nombre, les Bretons doublaient la mise sur un but de près de Lovro Majer, parfaitement servi par Martin Terrier (encore) sur le même flanc gauche. A la mi-temps, l’OM n’avait pas vu le ballon et subissait le jeu collectif de Rennais obligés de gagner.

L’entrée de Dieng a amené du mieux

Sans génie, les Olympiens s’en sont souvent remis à des transversales pas toujours bien dosées pour toucher Under et Gerson sur les flancs. Dans l’axe ? Rien ou presque jusqu’à l’entrée de Dieng et les premiers frissons des supporters marseillais très bruyants tout au long de la rencontre. A l’inverse, les Bretons proposaient le jeu chatoyant qui a fait leur réputation cette saison. Avec un très bon Flavien Tait, un Baptiste Santamaria omniprésent au milieu et un Martin Terrier mué en passeur, les Rennais ont réussi leur coup en prenant très vite les devants avec une énergie débordante. Les hommes de Bruno Genesio ont surtout pu compter sur une défense de fer à l’image d’un Nayef Aguerd impérial.

On attend cette 38e journée avec tellement d’impatience !