SOS Racisme porte plainte contre Mila pour des saluts nazis.
SOS Racisme a poursuivi en justice la militante Mila Orriols pour « apologie de crime contre l’humanité » après qu’elle ait diffusé sur Instagram une image montrant des saluts nazis sur un tee-shirt en septembre. Mila Orriols a été condamnée en décembre à 2.000 euros d’amende avec sursis pour l’envoi d’un tweet raciste en février 2024.
SOS Racisme a intenté une action en justice contre la militante anti-islam Mila Orriols pour « apologie de crime contre l’humanité », suite à la publication en septembre d’une image sur Instagram montrant des saluts nazis sur un tee-shirt, comme l’a rapporté Streetpress samedi. « Je vous confirme le dépôt d’une plainte », a déclaré à l’AFP le président de l’association, Dominique Sopo.
Cette plainte, déposée en septembre auprès du Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) et transmise au parquet de Lyon, fait suite à la diffusion d’une photo le 6 septembre par l’influenceuse de 22 ans, qui comptait alors 59 000 abonnés sur Instagram (et en a désormais plus de 79 000). Sur cette photo figure un homme portant un tee-shirt avec l’inscription « Adidolf », accompagné de trois bras levés à 45 degrés, la paume vers le sol, évoquant clairement les saluts nazis, précise SOS Racisme dans sa plainte, que l’AFP a pu consulter.
La plainte de SOS Racisme souligne que cette image, qui parodie le logo Adidas en remplaçant ses trois bandes par ces saluts, « remplit les conditions nécessaires à la qualification du délit d’apologie de crimes contre l’humanité ». Dans une vidéo publiée samedi sur Instagram, l’influenceuse a indiqué qu’elle était « convoquée » par la justice « pour apologie du terrorisme » en raison de cette publication. Elle a défendu son propos en invoquant le « second degré », soutenant qu’il s’agissait « d’humour noir sur un tee-shirt » avec « un simple jeu de mots ».
En décembre, Mila Orriols a été condamnée à Lyon à 2 000 euros d’amende avec sursis pour un tweet raciste publié en février 2024. Cette décision, dont son avocat a annoncé l’appel, faisait suite à une déclaration sur X dans laquelle elle affirmait que « une immense partie des familles maghrébines sont consanguines, et beaucoup ont des visages difformes et assez laids, et de très petits fronts. Surtout les migrants chelous qui nous agressent dans la rue tous les jours. »
Mila a émergé dans le paysage médiatique en 2020, devenant victime d’un harcèlement continu après ses critiques sur l’islam, ce qui l’a contrainte à vivre sous protection policière. Plusieurs peines de prison avec sursis, allant jusqu’à quatre mois ferme sous bracelet électronique, ont été prononcées depuis 2021 envers des cyberharceleurs qui l’ont ciblée. Au cours des dernières années, Mila est devenue l’égérie de l’extrême droite : en 2024, elle a intégré le collectif identitaire Némésis, revendiquant un féminisme distinct, et a participé aux universités d’été de Reconquête !, le parti politique dirigé par Éric Zemmour.

