Somme : Les blaireaux vont pouvoir passer l’été tranquilles

Justice pour les blaireaux. Les « Meles meles » de la Somme viennent de gagner en justice un sursis de trois mois grâce à l’action menée par deux associations devant le tribunal administratif d’Amiens. Une décision calquée en tout point sur celle prise, mi-juin, par le juge des référés de Toulouse après un recours de défenseurs des animaux.

Le blaireau n’est pas, ou plus, classé parmi les espèces nuisibles, n’en déplaise aux chasseurs à qui un tel statut faciliterait la tâche. En revanche, l’animal reste considéré comme un gibier que l’on peut donc chasser. Et comme le blaireau vit en terrier, il fait l’objet d’une chasse appelée « vénerie sous terre » comme c’est aussi le cas pour les renards.

Des victoires pour les blaireaux dans plusieurs départements

Dans la Somme, comme partout ailleurs, les périodes de chasses sont réglementées par arrêté préfectoral. L’arrêté encadrant la période de chasse 2021-2022 comportait une mention autorisant la vénerie sous terre pendant une période complémentaire du 15 juin au 17 septembre. C’est cela qu’ont dénoncé l’ASPAS et Aves, deux associations de défense des animaux. Elles mettaient notamment deux arguments que le juge a retenus pour prendre sa décision : la dynamique de reproduction lente des blaireaux et l’absence de motif qui justifierait d’accorder une période complémentaire de chasse.

Pour les associations, continuer d’autoriser la chasse au blaireau en France est d’autant plus absurde que cet animal est protégé dans de nombreux pays européens. La donne pourrait néanmoins changer puisque la justice a tranché en faveur du blaireau dans plusieurs départements français, notamment en Haute-Garonne, Charente, Ille-et-Vilaine, Corrèze ou encore dans les Ardennes.