SNCF : « La priorité des priorités » va au réseau et aux trains du quotidien, selon le ministre délégué aux Transports

Jean-Pierre Farandou, le président de la SNCF, a proposé un programme visant à doubler la part du ferroviaire, qu’il estime à environ 100 milliards d’euros sur quinze ans. Et l’effort d’investissement dans le ferroviaire devrait atteindre ces prochaines années ces 100 milliards d’euros, a estimé mardi le ministre délégué aux Transports Clément Beaune, pour qui « la priorité des priorités » va au réseau et aux trains du quotidien.

« Le message de Jean-Pierre Farandou, le président de la SNCF, que je partage (…), c’est de réinvestir beaucoup dans le ferroviaire et notamment dans le réseau », a déclaré Clément Beaune sur France Inter. « On le fait », a-t-il ajouté, disant se méfier « d’un affichage qui peut être un peu marketing ». « Je veux vraiment que si on dégage des moyens budgétaires – et on en dégagera –, on les mette en priorité sur ces transports du travail, du quotidien le plus souvent, et sur le réseau », lequel « vieillit », a martelé le ministre lundi.

« Des mesures à la rentrée » pour encourager le covoiturage

« Quand on [fera] l’addition dans la décennie qui vient dans les trains du quotidien, dans les trains du Grand Paris, dans les lignes à grande vitesse, dans la rénovation des petites lignes, dans le réseau, on sera franchement, très probablement, à ce niveau d’investissement [100 milliards d’euros] », a assuré le ministre. Pour les zones périurbaines, Clément Beaune mise sur le développement de « RER métropolitains » comme à Strasbourg, Marseille et Lyon.

Le ministre compte également annoncer « des mesures à la rentrée » pour encourager le covoiturage. Quant à l’avion, appelé à « se verdir », il « restera un mode de transport important, pour les longues distances notamment », selon lui.

« Il faut qu’on revienne au vrai prix écologique et social de ce mode de transport », a relevé Clément Beaune, pointant « des dérives qu’on a connues ces dernières années de compagnies low-cost, souvent étrangères d’ailleurs », qui n’ont pas intégré le coût écologique ou ont pu faire du dumping social.