Seine-et-Marne : Un ex-« compagnon » arrêté après la découverte d’un corps mutilé
Une femme âgée de 33 ans a été découverte eviscérée, égorgée et partiellement brûlée à Esbly (Seine-et-Marne), son ex-compagnon ayant été mis en examen pour meurtre par conjoint après avoir reconnu être l’auteur des faits. Selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), cent-sept femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023.
Eviscérée, égorgée et partiellement brûlée. Il est parfois nécessaire de décrire la manière dont les femmes sont tuées par leurs « conjoints » afin d’éviter qu’elles ne soient méprisées par des statistiques vagues qui banalisent la situation, comme celles concernant les femmes décédées « sous les coups de leurs conjoints ». Eviscérée, égorgée et partiellement brûlée, telle est la fin tragique d’une femme tuée à Esbly (Seine-et-Marne), dont le corps mutilé a été découvert vendredi. Son ex-compagnon a été mis en examen et placé en détention provisoire samedi, après avoir reconnu être l’auteur de ces atrocités.
La victime, âgée de 33 ans, a été retrouvée par des pompiers intervenant sur un incendie dans un appartement d’un immeuble d’habitation. Mère de deux enfants de 7 et 10 ans, elle vivait séparée de leur père, qui n’a pas été inquiété.
« Comportements jaloux »
Lors de sa garde à vue entamée jeudi en fin d’après-midi, le suspect, « après avoir nié les faits », a reconnu « être l’auteur des coups mortels tout en niant avoir eu l’intention de donner la mort », a précisé le parquet dans un communiqué. Il a été mis en examen pour meurtre par conjoint et dégradation par incendie.
D’après les enquêteurs, « le matin des faits, la victime se trouvait à son domicile lorsqu’elle a été rejointe » par son présumé agresseur, avec qui elle avait « entretenu une relation » avant que leur relation ne se dégrade, en particulier à cause « des comportements jaloux » de l’accusé.
Cent-sept femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023, selon les données les plus récentes de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).

