Ségolène Royal révèle une lettre du gouvernement la menaçant de mettre fin à ses fonctions

De par la fonction qu’elle occupe, Ségolène Royal doit s’en tenir à un devoir de réserve, indique le gouvernement. — PINSON/SIPA

Elisabeth Borne lui avait lancé dimanche un ultimatum la sommant de se taire. Ségolène Royal a dévoilé ce mardi sur Facebook (publication supprimée depuis) une lettre du gouvernement adressée à l’ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles dans laquelle on la menace de mettre fin à ses fonctions.

Ségolène Royal a publié sur Facebook une lettre envoyée par le gouvernement la menaçant de mettre fin à ses fonctions. Ségolène Royal a publié sur Facebook une lettre envoyée par le gouvernement la menaçant de mettre fin à ses fonctions. – CAPTURE ECRAN FACEBOOK

L’ancienne ministre de l’Environnement a réagi à une information du Canard enchaîné ce mardi en indiquant sur Facebook : « En fait, je ne suis pas convoquée car le licenciement de cette mission bénévole sur les pôles a déjà eu lieu, sans entretien préalable, comme indiqué dans la lettre ci-jointe. Je comprends par cette lettre que le président de la République va mettre fin à mes fonctions à un prochain Conseil des ministres puisque je n’ai pas l’intention de renoncer à ma liberté d’opinion et d’expression garantis par la Constitution. J’en prends acte. »

« Un devoir de réserve sur l’action du gouvernement »

Dans la lettre publiée par Ségolène Royal, et envoyée conjointement par les ministères des Affaires étrangères et de la Transition écologique, il est stipulé à l’ex-candidate socialiste à la présidentielle « qu’il est envisagé de mettre fin à (ses) fonctions au regard de (ses) récentes prises de paroles publiques, qui mettent en cause la politique du gouvernement à la mise en œuvre de laquelle, en (sa) qualité d’ambassadrice, (…), (elle) est étroitement associée. »

La missive indique plus loin qu’« un prochain Conseil des ministres pourrait examiner le projet de décret mettant fin à (ses) fonctions d’ambassadrice », et rappelle à Ségolène Royal que « les fonctions (qu’elle) exerce impliquent un devoir de réserve sur l’action du gouvernement et ne permettent pas de prise de position publiques ».

« Le monde du business mondialisé »

Un peu plus tôt dans la journée le Canard enchaîné avait indiqué sur Twitter que Ségolène Royal était « convoquée au quai d’Orsay pour licenciement ».

L’ex-ministre a multiplié ces derniers temps les attaques à l’encontre du gouvernement, publiant en décembre des tweets critiquant le pouvoir sur les pesticides, la réforme des retraites, ainsi que la proximité d’Emmanuel Macron avec « le monde du business mondialisé ».

Politique

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