Sécurité routière : Le gouvernement veut déployer 1.200 radars tourelles d’ici à fin 2020

Le Mesta Fusion 2, connu sous le nom de radar tourelle, déployé sur les routes d’Occitanie. — XAVIER LEOTY / AFP

Il va vraiment falloir lever le pied… Le gouvernement souhaite déployer 1.200 radars tourelles, plus difficiles à dégrader en raison de leur hauteur, d’ici à « fin 2020 », a annoncé vendredi le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe.

Entre 150 à 200 radars tourelles sont déjà en service sur les routes françaises, selon Emmanuel Barbe. « Notre objectif est d’en déployer 400 à 450 d’ici à la fin 2019. Et 1.200 à fin 2020 », a-t-il expliqué au journal Le Parisien.

Des radars plus performants et plus résistants

Ces appareils « nouvelles générations » enregistrent plus d’infractions – téléphone au volant, feux non respectés – et sont supposés plus résistants car juchés sur des mâts de 4 mètres de haut. Leur déploiement progressif doit permettre de pallier les destructions survenues lors du mouvement des « gilets jaunes ». Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait estimé en juillet que 75 % du parc avait été endommagé, au plus fort de la crise.

Ces dégradations ont provoqué un manque à gagner en contraventions que la Sécurité routière estimait en août à 300 millions d’euros depuis novembre 2018, date du début de la contestation sociale. Face à cette situation, les futurs radars tourelles seront tous opérationnels, contrairement à ce qui était prévu au départ, a précisé Emmanuel Barbe.

Des radars mobiles embarqués gérés par des entreprises privées

La hausse spectaculaire de la mortalité routière en août (+17,9 % sur un an, avec 290 morts) avait été expliquée par les pouvoirs publics comme un effet persistant des destructions de radars, qui ont conduit de nombreux conducteurs à augmenter leur vitesse, malgré l’abaissement de la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires.

Emmanuel Barbe a également annoncé l’extension de l’expérience menée en Normandie, où des radars mobiles embarqués sont gérés par des entreprises privées. Ce dispositif va être déployé dans trois nouvelles régions : le Centre-Val de Loire, les Pays de la Loire et la Bretagne. « Soixante nouveaux véhicules » vont circuler et les entreprises choisies par l’Etat « commenceront l’installation des opérations en janvier ».

Société

Le déploiement de radars dans des voitures privées se renforce

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