Sarkozy salue «l’habileté» de Macron vis-à-vis de l’électorat de droite…et tacle François Hollande

L’ancien président, Nicolas Sarkozy signe des exemplaires de son nouveau livre lors d’une séance de dédicace de son nouveau livre à la librairie Lamartine – 28/06/2019. Crédit:Emma PROSDOCIMI/SIPA. — Emma PROSDOCIMI/SIPA

Une chose est sûre : Nicolas Sarkozy a plus d’estime pour Emmanuel Macron que pour François Hollande. Invité au journal de 20h de France 2, l’ancien locataire de l’Elysée ne s’est pas privé de l’insinuer. Interrogé sur Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy a été plutôt laudateur à son égard : « Est-ce qu’il a eu l’habileté de donner le sentiment aux électeurs de la droite qu’il pouvait être une réponse ? C’est incontestable ».

Sur ses liens avec l’actuel président de la République, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il n’aimait pas « le sectarisme ». « Pourquoi je refuserais de parler avec lui ? », a-t-il interrogé. Parallèlement, il n’a pas pu s’empêcher de tacler son successeur pour l’occasion : « Si François Hollande m’avait demandé mon avis, je l’aurais fait bien volontiers. Mais il n’en n’a jamais eu l’idée ». Interrogé un peu plus tard pour savoir s’il avait lu Les leçons du pouvoir de François Hollande, Nicolas Sarkozy en a ajouté une couche : « Non Pour quelles raisons ? On est encore libre de ses lectures », a-t-il déclaré, pour ceux qui n’auraient pas compris. 

« Ma place n’est plus là »

Questionné sur l’âge du président actuel, qui pourrait poser un problème d’expérience politique, Nicolas Sarkozy a botté en touche. « Je ne me permets pas de juger », a-t-il déclaré. L’ancien président qui a publié jeudi Passions (L’Observatoire), un livre de « souvenirs », en a profité pour redire que la « vie politique partisane » était « définitivement » terminée pour lui.

« Il faut savoir, dans la vie, sans doute d’ailleurs est-ce difficile, où est sa place. Ma place n’est plus dans la vie politique partisane. Et ce livre n’est pas un livre politique. Je n’ai pas de calendrier politique », a par ailleurs assuré Nicolas Sarkozy. « Ma place n’est plus là. Elle n’est plus là, définitivement. Parce que si je revenais, cela amènerait de la confusion, et il n’y en a vraiment pas besoin », a-t-il insisté, alors que son parti, Les Républicains, traverse une profonde crise après sa déroute (8,44 %) aux élections européennes.

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