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Sanctions américaines contre la « flotte fantôme » de Téhéran.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a atterri mercredi soir à Genève, à la veille d’un troisième cycle de discussions avec les Etats-Unis. Le gouvernement américain a pris mercredi de nouvelles sanctions économiques contre des personnes et des sociétés iraniennes pour affaiblir le régime à Téhéran.

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Merci de l’avoir suivi. La rédaction de 20 Minutes vous donne rendez-vous dès demain matin pour un nouveau Live pour suivre les négociations qui se tiennent à Genève entre les Etats-Unis et l’Iran.

Abbas Araghchi arrive à Genève avant de nouveaux pourparlers avec les Etats-Unis

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a atterri mercredi soir à Genève, accompagné de son équipe de négociation, à la veille d’un troisième cycle de discussions avec les Etats-Unis, selon une annonce officielle de Téhéran.

L’AFP a constaté l’arrivée de l’avion iranien à l’aéroport de Genève peu après 19 heures (18 heures GMT). La République islamique a par ailleurs diffusé sur son compte X une photo montrant le chef de la diplomatie iranienne descendant de l’appareil.

Les Etats-Unis prennent de nouvelles sanctions contre la « flotte fantôme » de Téhéran

Le gouvernement américain a pris mercredi de nouvelles sanctions économiques destinées à affaiblir le régime en place à Téhéran et tarir ses revenus pétroliers à la veille de pourparlers entre les deux pays à Genève.

Le service chargé des sanctions économiques au sein du ministère américain des Finances a placé sur sa liste noire quatre personnes, toutes de nationalité iranienne, des sociétés et douze navires.

Selon un communiqué, ces pétroliers font partie de la « flotte fantôme » qui permet à Téhéran de contourner l’embargo américain sur ses exportations de brut et ainsi de « financer la répression interne, les groupes terroristes qui lui sont affiliés et ses programmes d’armement ».

Trump affirme que la répression en Iran a fait 32.000 morts

Dans son discours de la nuit, Donald Trump a aussi accusé le pouvoir iranien d’avoir tué 32.000 personnes dans la répression début janvier d’une vague inédite de contestation.

L’organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a, elle, recensé plus de 7.000 morts, des manifestants pour la plupart, précisant que le bilan réel est probablement bien plus élevé.

Le Hezbollah n’interviendra pas en cas de frappes américaines « limitées » sur l’Iran, sauf…

Le Hezbollah libanais n’interviendra pas militairement en cas de frappes américaines « limitées » contre l’Iran, mais considéra toute atteinte contre le guide suprême, Ali Khamenei, comme une « ligne rouge », a indiqué mercredi à l’AFP un responsable de la formation pro-iranienne.

Les autorités libanaises redoutent une implication du Hezbollah dans une éventuelle guerre régionale qui serait déclenchée par des frappes américaines contre l’Iran. « En cas de frappes américaines limitées contre l’Iran, la position du Hezbollah sera de ne pas intervenir militairement », a déclaré le responsable qui a requis l’anonymat.

Une « perspective favorable » pour cette situation « ni guerre ni paix », selon le président iranien

Le président iranien Massoud Pezeshkian a évoqué mercredi une « perspective favorable », à la veille de nouvelles discussions à Genève avec les Etats-Unis, portant notamment sur le programme nucléaire iranien. « Nous observons une perspective favorable », a-t-il déclaré, selon la télévision d’Etat. « Nous poursuivons le processus sous l’égide du Guide suprême, de manière à sortir de cette situation « ni guerre ni paix » », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie iranienne quitte l’Iran pour des pourparlers à Genève, jeudi, avec les Etats-Unis

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et son équipe ont quitté mercredi Téhéran pour rejoindre Genève, à la veille de nouveaux pourparlers avec les Etats-Unis, a rapporté la télévision d’Etat.

L’Iran et les Etats-Unis ont renoué le dialogue le 6 février à Mascate pour tenter de trouver un accord, notamment sur le programme nucléaire iranien, et ont depuis tenu deux sessions de discussions indirectes, via la médiation du sultanat d’Oman.

« De gros mensonges », répond Téhéran

«Tout ce qu’ils avancent au sujet du programme nucléaire iranien, des missiles balistiques de l’Iran et du nombre de victimes lors des troubles de janvier n’est rien d’autre que la répétition de gros mensonges », a déclaré sur X le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Qu’a dit Donald Trump au juste ?

Donald Trump a accusé mardi l’Iran de concevoir des armes capables de frapper les Etats-Unis, affirmant toutefois lors de son discours de politique générale devant le Congrès qu’il privilégiait la voie diplomatique avec Téhéran.

L’Iran a « déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases » militaires et « travaille à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les Etats-Unis », a déclaré le président américain. « Ils avaient été avertis de ne plus tenter à l’avenir de reconstituer leur programme d’armement, en particulier les armes nucléaires. Pourtant, ils continuent et […] poursuivent à l’heure actuelle leurs sinistres ambitions nucléaires », a-t-il ajouté.

« Ma préférence va à une résolution de ce problème par la diplomatie, mais une chose est sûre : je ne permettrai jamais au principal soutien mondial du terrorisme […] de se doter d’une arme nucléaire », a conclu le président américain.

Bonjour, et bienvenue dans ce live consacré à l’escalade entre Washington et Téhéran

Les Etats-Unis vont-ils, à nouveau frapper l’Iran. Depuis les manifestations de janvier contre le régime de Téhéran, Donald Trump ne cesse d’envoyer des signaux contradictoires et a massé des forces militaires considérables dans le Golfe persique. La rédaction de 20 Minutes se mobilise pour vous faire vivre ces événements qui pourraient embraser le Moyen-Orient.