Salon de l’Agriculture : Macron réagit aux absences de vaches et syndicats.
L’ouverture du Salon de l’Agriculture 2026 s’est faite sans la Coordination rurale et sans la Confédération paysanne, qui ont boycotté l’événement. Le président de la République a déclaré : « C’est un moment où tout le monde doit être derrière la ferme française, pas un moment de division ».
Il existe des éditions qui sont plus calmes que d’autres. Cependant, il est important de préciser qu’en règle générale, l’ouverture du Salon de l’Agriculture n’est pas souvent une grande fête de joie, et l’édition 2026 ne fait pas exception. L’inauguration s’est déroulée sans la présence de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne, respectivement deuxième et troisième syndicats agricoles français, qui ont décidé de ne pas se rendre à l’invitation du président. De plus, cet événement s’est tenu sans vaches, en raison des restrictions liées à la dermatose nodulaire.
Peu après avoir coupé le ruban inaugural, le président de la République a exprimé sa confiance quant à cette maladie qui touche les bovins depuis près d’un an. « Par les choix sanitaires défendus par le gouvernement, on peut se féliciter d’être en train de gagner durablement le combat contre la dermatose », a affirmé le président. Aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le 2 janvier, notamment grâce à de vastes campagnes de vaccination. Toutefois, l’abattage systématique des troupeaux a été mal perçu par la profession, qui a régulièrement exprimé son désaccord avec cette mesure sanitaire.
C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles la Coordination rurale (classée à droite) et la Confédération paysanne (classée à gauche) ont décidé de boycotter l’événement. La Confédération paysanne a annoncé qu’elle « boycottera tous les rendez-vous avec Macron », le qualifiant de « responsable » de la crise agricole, selon un porte-parole. Pour la Coordination rurale, ce salon représente « le salon de la souffrance », a déclaré Bertrand Venteau, son président. Le nombre d’agriculteurs en France continue de diminuer. Seules la FNSEA et sa « filiale » des Jeunes agriculteurs étaient présentes aux côtés d’Emmanuel Macron.
Le président a essayé de promouvoir l’idée d’unité. « C’est un moment où tout le monde doit être derrière la ferme française, pas un moment de division », a-t-il déclaré. « Je verrai ensuite avec la ministre, en bilatéral, chacun des syndicats qui le souhaite », a-t-il promis.
Emmanuel Macron ne sera pas le seul élu à se promener dans les allées du salon. Avant les élections présidentielles et surtout les élections municipales de mars, de nombreuses personnalités politiques se succéderont jusqu’au dimanche 1er mars parmi les centaines de stands.

