Saint-Valentin : Les Lillois préfèrent les sex toys aux fleurs pour la fête des amoureux

La Saint-Valentin réchauffe l’hiver lillois. A l’occasion de la fête des amoureux, les cadeaux que vont s’échanger les jeunes habitants de Lille n’ont plus grand-chose à voir avec les traditionnels bouquets de fleurs et bijoux. Selon une étude réalisée par l’une des plus grosses chaînes françaises de love stores, ce sont désormais les sex-toys qui ont la cote.

Nous avions déjà pu constater, lors des deux premiers confinements, que les Lillois n’étaient pas les derniers à apprécier les jouets sexuels. La tendance semble se confirmer dans les boutiques Passage du désir implantées à Lille. L’enseigne de love store a vu ses ventes de sex-toys bondir de 123 % dans la capitale des Flandres en amont de la Saint-Valentin. « Cela représente tout de même 360 toys vendus en seulement deux semaines et une augmentation du chiffre d’affaires de 23 % », confirme l’enseigne.

Un tiers des Français souhaite recevoir un sex-toy

Le sondage de Passage du désir auprès de 3.000 Français montre que l’appétence pour les jouets sexuels, notamment à l’occasion de la fête des amoureux, se confirme à l’échelle du pays. Un tiers des sondés âgés de 18 à 44 ans souhaite effectivement recevoir un sex-toy en cadeau à la Saint-Valentin. Et à Lille, les femmes représentent même 70 % des clients de l’enseigne.

La marque de lovetoys Amorelie a elle aussi lancé une enquête, confirmant les tendances mises en avant par Passage du désir. Une question montre néanmoins une inadéquation entre les projets de cadeaux et les attentes : si 37 % des sondés seraient heureux de se voir offrir un sex-toy, seuls 27 % se disent prêts à en offrir selon Amorelie.

Méfiez-vous des pirates de sex-toys connectés

De l’autre côté, les fleuristes n’ont pas dit leur dernier mot. Pour ne pas voir leurs parts de marché s’effondrer, certains tentent le combo en proposant, à l’image de Carrément fleurs, des bouquets garnis d’accessoires coquins. Inutile toutefois de chercher le godemiché au milieu des roses, le fleuriste mise plutôt sur du soft : plumeaux, Kama-sutra ou bougies et huiles de massage parfumées.

Pour ceux qui auront été comblés en recevant le dernier jouet sexuel connecté, il conviendra néanmoins de rester prudent. Benoît Grunemwald, expert en cybersécurité chez ESET France, rappelle que tout objet connecté, y compris un sex-toy, peut être la cible d’un piratage. Pour s’en prémunir, il préconise quelques règles à respecter : éviter de les utiliser dans des lieux publics, comme les bars ou les hôtels, et garder l’application connectée pour empêcher l’appareil de se mettre en recherche de Bluetooth. Des conseils bien avisés si vous voulez éviter qu’un inconnu prenne le contrôle à distance de votre sex-toy.