France

Saint-Pierre-des-Corps : Colère après l’incendie de 14 véhicules, « en représailles » à une intervention de la police

Situation tendue à Saint-Pierre-des-Corps, dans la banlieue de Tours (Indre-et-Loire). Une section de la compagnie républicaine de sécurité (CRS) n° 82, basée à Nantes, est venue renforcer samedi soir la police nationale sur place, « afin de prévenir de nouveaux troubles à l’ordre public. »

Les incendies ont détruit 14 véhicules dans la nuit de vendredi à samedi.
Les incendies ont détruit 14 véhicules dans la nuit de vendredi à samedi. - Facebook

Quatorze véhicules ont été incendiés dans la nuit de vendredi à samedi dans cette commune, des « actes criminels » menés « en représailles » à une intervention des forces de l’ordre contre les rodéos urbains, selon la mairie. La police avait mené le jour même une opération, « aboutissant à la saisie d’un cyclomoteur et à l’interpellation d’un individu ».

« Saint-Pierre-des-Corps ressemblait à une ville ayant été bombardée »

Ces incendies ont été déclenchés dans neuf lieux différents, dans le quartier La Rabaterie à Saint-Pierre-des-Corps, indique la préfecture. « Ces actes criminels, qui ont mis en danger la sécurité des habitants et mobilisé d’importants moyens d’intervention, sont inacceptables », a dénoncé la municipalité dans un communiqué.

« En rentrant chez moi, je constate que ça sent le brûlé, je vois des pompiers un peu partout et des voitures qui brûlent dans la rue » décrit un habitant sur les réseaux sociaux. « Plusieurs explosions nous ont réveillés dans la nuit » témoigne un autre. « Vers 23 heures, Saint-Pierre-des-Corps ressemblait à une ville ayant été bombardée, assure un autre. On pouvait facilement distinguer 5 ou 6 colonnes de fumée noire » ajoute encore un autre.

« L’ordre républicain ne saurait être remis en cause »

La préfecture a également annoncé qu’une « procédure a été initiée afin d’identifier les auteurs de ces incendies ». Les services de l’État « réaffirment leur soutien aux propriétaires concernés et plus largement aux habitants susceptibles d’en être les victimes », a ajouté la préfecture.

La ville a de son côté rappelé que « l’ordre républicain ne saurait être remis en cause par de telles violences » et qu’elle « poursuivra le déploiement de la vidéoprotection sur l’ensemble du territoire ».