Royaume-Uni : Un employé Lidl licencié pour avoir bu une eau à 20 centimes
Julian Oxborough, employé de Lidl depuis dix ans, a été licencié pour faute grave après avoir bu une bouteille d’eau d’une valeur de 20 centimes qu’il n’avait pas payée. Le tribunal du travail de Southampton a rejeté le recours pour « licenciement abusif » de l’ex-employé et a validé la décision de Lidl.
Une simple bouteille d’eau à 20 centimes a conduit à un licenciement pour faute grave. Julian Oxborough, employé de Lidl depuis dix ans dans un magasin de Wincanton, au Royaume-Uni, a été renvoyé après avoir consommé cette bouteille sans l’avoir payée. Ce litige de 20 centimes a été porté devant le tribunal pour « licenciement abusif », d’après les informations de *The Independent* repérées par *Le Parisien*.
Les événements ont débuté le 19 juillet 2024. À la caisse, un client souhaite acheter une bouteille d’eau provenant d’un pack, mais sans code-barres. Il échange celle-ci contre une autre et laisse la première sur le comptoir. Plus tard, Julian Oxborough, assoiffé pendant son service, boit cette bouteille abandonnée à son poste de travail.
Un responsable découvre la bouteille entamée près de la caisse le lendemain. Les caméras confirment les faits. Le salarié est alors suspendu et une enquête pour faute grave est ouverte. Devant ses supérieurs, il explique qu’il se sentait déshydraté, sous la chaleur – sa boisson personnelle étant trop sucrée pour qu’il puisse la consommer.
Julian Oxborough affirme également qu’il ne se souvenait plus, ou avait oublié, d’encaisser la bouteille, sans intention malhonnête, ajoutant qu’il se sentait pressé à la fin de sa journée. S’il reconnaît son erreur, il considère cependant son licenciement pour faute grave comme « totalement disproportionné », selon nos confrères.
Pour Karina Moon, la responsable de secteur qui a dirigé l’enquête, les explications varient trop. Elle s’interroge sur le fait de ne pas avoir pris de l’eau du robinet et sur l’absence de manifestation dans les quatre jours suivant les faits, comme le stipule la procédure. Selon elle, il n’y avait pas d’autres options que le licenciement immédiat.
Cette décision a été confirmée par le tribunal du travail de Southampton, qui a examiné le recours pour « licenciement abusif » de l’ex-employé. Devant la cour, Julian Oxborough a répété ses explications : fatigue, stress, chaleur, soif, malaise, peur de contracter le Covid de sa compagne, bus à prendre… Ses arguments n’ont pas été retenus. La semaine dernière, le juge a rejeté ses déclarations et a validé la décision de Lidl.

