Roubaix : Trois amis s’apprêtent à lancer le premier bar à tricoter de France

Un bar à tricoter devrait ouvrir en septembre dans le centre de Roubaix — Beatrice Colin

  • Le premier bar à tricoter de France devrait ouvrir en septembre prochain à Roubaix.
  • L’idée est de choisir un style de pull et d’assister en direct à sa fabrication sur une machine tout en buvant un verre au même endroit.

Boire un verre tout en se faisant faire un pull sur mesure dans le bar. Vous en aviez rêvé ? Les trois tricoteurs vont le faire. Sacha, Alex et Victor se sont connus il y a quelques années en étudiant ensemble à l’ENSAIT de Roubaix. Cette école de textile leur a permis de développer progressivement leur idée d’un bar à tricoter.

« Au début on voulait faire un bar à tee-shirt, mais on s’est rendu compte qu’avec la technologie existante, on ne pouvait faire que du pull. Et on s’est inspiré d’une machine qui faisait de pulls de A à Z un peu comme une imprimante 3D. On s’est dit que c’était la solution pour répondre aux problématiques du textile à savoir produire à la demande, rendre zéro déchet avec des conditions de fabrication ultra-transparentes car seule la machine travaille », raconte Victor Legrain, l’un des trois tricoteurs.

Assister à la fabrication de son pull en direct

L’idée est que chaque consommateur du bar soit sensibilisé au textile en assistant en direct à la fabrication de son pull ou de ses chaussettes car les deux machines seront installées dans le bar. Via une plateforme Internet, les personnes pourront choisir à l’avance leur modèle. « Les gens pourront choisir s’ils veulent du mérinos ou du coton, un col rond ou un col roulé, un motif dessus ou pas, une couleur particulière. On pourra faire ça depuis chez soi ou directement au bar », poursuit l’ingénieur.

Pour un pull, il faudra compter entre 60 et 70 euros et une heure et demie de fabrication. Pour la paire de chaussettes, il vous en coûtera 7 euros et cinq à dix minutes d’attente. Pour financer leur bar qui doit s’installer en septembre 2020 dans le centre-ville de Roubaix, les trois amis ont réuni 30.000 euros via une campagne de crowdfunding. Un bon apport pour convaincre les banques du bien-fondé de leur idée qui, aux dires des trois ingénieurs, n’est rien d’autre qu’« une première mondiale ».

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