Roland-Garros 2022: Vainqueur chez les juniors, Gabriel Debru accomplit un (premier) rêve de gosse

A Roland-Garros,

A défaut de briller dans le grand tableau, le tennis français se porte décidément très bien chez les juniors à Roland-Garros. Pour la deuxième année consécutive, un jeune Frenchie s’est imposé dans la catégorie, ce samedi. Gabriel Debru, 16 ans, a remporté de main de maître sa finale contre le Belge Gilles Arnaud Bailly (7-6, 6-3). Il succède à Luca van Assche, qui était sorti vainqueur du duel 100 % français en finale l’année dernière face à Arthur Fils.

Le jeune Isérois a pu compter sur le bruyant public du court Simonne-Mathieu, où avaient pris place beaucoup d’amis et de membres de sa famille, pour s’offrir la plus belle victoire de sa carrière naissante. « C’était incroyable de jouer devant une telle foule. C’est Roland-Garros quoi ! J’en rêvais depuis que j’ai 5 ans », a-t-il réagi quelques minutes plus tard en conférence de presse. Pour fêter ça, il a même eu droit à sa Marseillaise personnelle. « C’était cool, vraiment. Ce sont des moments inoubliables. »

Désormais, il le sait, le plus dur commence pour Debru. Il est le 14e joueur français à remporter Roland dans cette catégorie, le sixième depuis l’an 2000. Tous n’ont pas réussi à faire le grand saut sur le circuit ATP, mais les exemples de Paul-Henri Mathieu, Richard Gasquet ou Gaël Monfils peuvent être inspirants. Le Frenchie ne se met pas de limites. « Le but est d’en gagner (des tournois majeurs) aussi chez les pros, annonce-t-il sans sourciller. Je vais tout faire pour. »

Avantagé par sa grande taille (1,95m), Debru est doté d’un très bon service et d’un puissant coup droit. Deux points forts à développer pour voir plus loin. « Je vais essayer d’aller plus vers l’avant. Il faut que je bosse mon pourcentage de premières balles, et que j’envoie plus en coup droit, détaille-t-il. Et puis faire du physique, aussi, parce que pour jouer en pro c’est indispensable. »

Le bac dans deux semaines

Victorieux chez les juniors à seulement 16 ans, le jeune homme est en tout cas sur des temps de passage intéressants. « L’objectif est d’aller très haut, et quand on veut aller très haut, je dirais qu’il faut jouer au moins à ce niveau-là à 16 ans et qu’après, ça aille vite, tempérait son coach Boris Vallejo dans L’Equipe samedi matin. Il faut voir le niveau d’Alcaraz à 18 ans… » Loin d’être en retard, mais pas en avance pour autant, donc.

Les prochains mois seront instructifs. Au programme de Debru, Wimbledon juniors, puis des tournois Futures et des Challengers en France. Avant ça, quand même, il y a… le bac, dans deux semaines. Dès lundi, c’est donc révisions. « Ça ne va pas être simple de revenir au travail scolaire, raconte-t-il en souriant. Je ne garantis rien, mais je vais donner mon meilleur, comme sur ce Roland ! » Ça devrait aller, alors.