Retraites : Pour Richard Ferrand, la réforme « ne saurait être abandonnée »

Le président LREM de l’Assemblée nationale souhaite vivement voir se concrétiser la réforme des retraites. Richard Ferrand estime même qu’enterrer ou se précipiter sur ce projet serait une « folie », dans une interview au Journal du dimanche.

« Je veux toujours une réforme qui réduit les inégalités en mettant fin notamment aux régimes spéciaux et qui ouvre de nouveaux droits aux jeunes, aux femmes », affirme le quatrième personnage de l’Etat pour qui « la réforme des retraites ne saurait être abandonnée ».

« On ne réforme pas pour se donner une image »

« Réaffirmons clairement ce que nous voulons faire et engageons-nous à ce que ce soit notre première réforme du second quinquennat d’Emmanuel Macron », ajoute Richard Ferrand, alors que certains membres du gouvernement, comme le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, poussent pour remettre la réforme sur les rails sans attendre 2022. « On ne réforme pas pour se donner une image. Trois Français sur quatre estiment que la relance économique est la priorité du moment. Ils ont raison », souligne le président de l’Assemblée nationale.

Richard Ferrand donne également son avis sur les acteurs de la fin du quinquennat. Il qualifie notamment d’« évidence » que le Premier ministre Jean Castex, « qui fait bien son travail, reste à Matignon ». « Est-ce que tous les ministres sont en phase avec leurs écosystèmes respectifs ? C’est au Premier ministre d’en juger avec le président », ajoute-t-il.

Ferrand fustige les passagers clandestins de la vaccination

Interrogé aussi sur la vaccination, il estime qu’elle devenait « un impératif absolu », surtout « chez les soignants et les professionnels travaillant en Ehpad ». « La stratégie du passager clandestin qui consiste à attendre que les autres reçoivent leur injection est incompréhensible ». Selon lui, « cette attitude est en train de remettre en cause la gratuité des tests de dépistage » et « menace les plus fragiles, les finances publiques, la reprise économique (…) et notre vie sociale ».