« Retour à Séoul » : Davy Chou confronte une jeune française adoptée à ses origines coréennes

Comment réagit-on quand on retourne dans son pays d’origine et qu’on retrouve ses parents biologiques ? C’est à cette tempête émotionnelle qu’est confrontée l’héroïne de Retour à Séoul de Davy Chou découvert dans la section Un Certain regard du Festival de Cannes. Des vols annulés alors qu’elle partait en vacances pour le Japon envoient cette Coréenne élevée en France à la recherche de ses racines.

Davy Chou, ancien documentariste franco cambodgien remarqué à la Semaine de la critique avec Diamond Island en 2016, suit le parcours initiatique de cette jeune femme de 25 ans, campée par Park Ji-min qui fait des débuts remarquables à l’écran. Il raconte en en quatre époques sa quête d’origines entre père envahissant et mère insaisissable.

D’après une histoire vraie

Le réalisateur s’est inspiré de l’histoire vraie d’une amie pour suivre huit années de parcours chaotique d’une protagoniste dont le visage fermé cache une puissante houle intérieure. « Dans les histoires d’adoption, on pourrait penser que la rencontre avec les parents biologiques referme la blessure. Or, dans les récits que j’ai pu recueillir, c’est justement le début des problèmes ! », précise le réalisateur dans le dossier de presse.

Plonger dans un pays dont elle est issue mais dont elle ne connaît rien bouleverse la vie de l’héroïne dont le spectateur appréhende le marasme intérieur décrit avec une acuité remarquable. Retour à Séoul prend le temps de lui faire découvrir le pays en même temps qu’à la jeune femme qui fera des choix de vie au terme d’un périple parfois douloureux mais profondément nécessaire.