Résultats des régionales en Bretagne : « La victoire est belle »… Loïg Chesnais-Girard réélu mais devra négocier

Son accord d’entre deux tours avec l’écologiste Daniel Cueff en avait surpris plus d’un. A commencer par les principaux soutiens de l’ancien maire de Langouët, qui avaient préféré quitter le navire que de s’allier avec la majorité socialiste. Ce dimanche, le président sortant Loïg Chesnais-Girard a pourtant réussi son pari : il est arrivé en tête du deuxième tour des élections régionales en Bretagne.

D’après les estimations, le socialiste recueille 29,8 % des suffrages dans cette région aux mains de la gauche depuis la victoire de Jean-Yves Le Drian en 2004. Isabelle Le Callennec (LR) arrive deuxième avec 22 % des voix devant Claire Desmares-Poirrier qui flirte avec les 20,2 %. Le candidat LREM Thierry Burlot chute à 14,7 %, devant le candidat du Rassemblement national Gilles Pennelle (13,2 %) dans un scrutin encore marqué par une forte abstention (63,4 %).

Des alliés à trouver pour être élu président

La liste emmenée par Loïg Chesnais-Girard et Daniel Cueff échoue cependant à atteindre les 33 % nécessaires à l’obtention de la majorité absolue au conseil régional. On s’oriente donc vers « un troisième tour » où le président sortant devra trouver quelques alliés afin d’être élu lors du premier conseil vendredi prochain à Rennes.

Le premier discours du vainqueur était pourtant celui d’un nouveau président. « La victoire est belle. Je vous la dois, et je la dois aux Bretonnes et aux Bretons. Le temps de l’élection est terminé. Il est temps de se mettre au travail », a déclaré le socialiste. Quelques minutes plus tard, il recevait une salve d’applaudissements de ses soutiens. Une main posée sur le cœur, debout sur son estrade de l’hôtel de ville de Liffré, commune de la périphérie rennaise dont il a été maire, Loïg Chesnais-Girard a pu souffler.

Mission accomplie pour Chesnais-Girard

Après avoir refusé l’invitation de son mentor Jean-Yves Le Drian à fusionner avec la liste de Thierry Burlot (LREM) et envoyé paître les écologistes de Claire Desmares-Poirrier, il avait pris un risque. « Mais ce coup de poker n’est pas gagnant », tempère la candidate EELV. Pas complètement en tout cas.

Ce premier scrutin sans Jean-Yves Le Drian débouche sur un scénario finalement assez prévisible. Disposant d’un solide casting dans sa liste, son dauphin a réussi sa mission, profitant du morcellement de l’échiquier politique régional dans une quinquagulaire inédite.