Réseaux sociaux : Avec Skwad, n’importe qui peut devenir influenceur et être rémunéré

Et si vos réseaux sociaux vous rapportaient un peu d’argent ? L’application mobile Skwad, ex-The Social Race, une jeune entreprise de Montpellier (Hérault), propose aux internautes, même ceux qui n’ont que très peu d’abonnés, de devenir des influenceurs, en mettant en avant, sur leurs profils, des marques ou des événements. De quoi se constituer, pour les plus agiles sur les réseaux sociaux, un complément de revenu.

« J’ai travaillé pendant dix ans au Fise, le Festival international des sports extrêmes, à Montpellier, explique à 20 Minutes Pierre Adrien Giroguy, le fondateur de Skwad. J’ai dû, à l’occasion d’une campagne pour un client, faire venir un « méga influenceur ». Et j’ai vraiment regretté de ne pas pouvoir faire campagne avec les 2.000 athlètes du Fise. Je n’ai trouvé aucune solution capable d’activer ces 2.000 athlètes en un clic. Ça n’existait pas. » Cette plate-forme, il l’a donc créée, avec son frère, Jean-Baptiste.

« Il n’y a pas de minimum de followers à avoir »

Sur Skwad, n’importe quel utilisateur d’Instagram, TikTok, Facebook, Twitter ou des autres réseaux sociaux, peut s’inscrire, gratuitement. Il a, ensuite, la possibilité, comme il le souhaite, de contribuer à une campagne, en publiant un ou plusieurs posts, selon les demandes des clients. Parfois, il suffit de publier des photos, déjà fournies, et parfois, il faut faire ses propres clichés, en se rendant dans des boutiques, par exemple. « Il n’y a pas de minimum de followers à avoir, c’est ce point-là qui nous tient à cœur, chez Skwad, poursuit le fondateur de l’entreprise. On est tous l’influenceur de quelqu’un. On peut conseiller une marque de lessive plutôt qu’une autre, une voiture, etc., auprès de notre famille, de nos amis ou de nos collègues. On a tous de l’influence, même si on ne s’en rend pas compte. C’est ce que l’on a voulu mettre en avant, avec notre plate-forme. »

Car dans cette entreprise, hébergée à la pépinière Cap Omega, « on ne se retrouve pas dans les influenceurs popularisés par la téléréalité, qui vivent à Dubaï, confie Pierre Adrien Giroguy. Chez nous, les influenceurs, c’est ma sœur, mon frère, mon collègue. » Et l’impact, assure l’entrepreneur, est bien plus important quand il s’agit d’un proche.

Les posts des « nano-influenceurs » qui utilisent la plate-forme sont scrutés par l’équipe de Skwad, qui leur attribue une note (0, 1, 2 ou 3 étoiles). Cette note, qui récompense la qualité et la pertinence de la publication, ainsi que le nombre de likes, de commentaires et de partages, permet de calculer la récompense financière de l’influenceur. Les rémunérations démarrent à « quelques centimes ». « Et nous avons un influenceur qui a gagné plus de 17.000 euros l’année dernière », indique Pierre Adrien Giroguy. Pour les marques, c’est moins cher que de faire appel à un géant de la téléréalité. « Pour une boutique, ça commence à 150 euros par mois », note l’entrepreneur. Et avec des petits influenceurs, pas de risque de bad buzz. Avec un candidat de téléréalité, c’est moins sûr.