Rennes : Une erreur humaine et des pigeons morts à l’origine des dégâts de la piscine Saint-Georges

On a craint le pire quand les morceaux de béton sont tombés au fond du bassin de la piscine Saint-Georges. Même petits, ces débris auraient pu avoir de très graves conséquences s’ils étaient tombés sur la tête des enfants qui apprenaient à nager en contrebas. Fort heureusement, personne n’a été blessé ce mardi 18 octobre dans l’eau de la très belle piscine de Rennes classée aux monuments historiques. Mais les questions sont nombreuses depuis l’incident. Inaugurée en 1926, la centenaire est-elle en train de s’effondrer ? La municipalité assurait que non. Pour le prouver, elle avait rouvert l’équipement au bout de six jours après un rapide diagnostic.

La raison est assez simple. Si une partie du toit a chuté dans l’eau, c’est parce que quelqu’un s’était aventuré sous le plafond de la piscine pour le nettoyer. « On a entendu un bruit énorme et des morceaux sont tombés du toit. Mais ça n’est pas tombé tout seul. C’est parce qu’un agent était là-haut en train de nettoyer. On m’a juré qu’il n’y avait personne, mais je l’ai vu. On a voulu nous le cacher », déplore une témoin de la scène. Interrogée, la municipalité confirme qu’un agent était grimpé pour nettoyer les hauteurs du bâtiment. « En effectuant cette tâche, il a fait tomber quelque chose et déplacé une latte du faux plafond où se trouvaient quelques éclats de béton. Elle s’est en partie décrochée et c’est à ce moment-là que les débris sont tombés », indique la municipalité.

Il voulait enlever des pigeons morts

L’agent avait pour mission de nettoyer le plafond de la piscine classée et notamment d’enlever les pigeons morts qui restent parfois coincés sur les lattes. On peut cependant s’interroger sur le timing d’une telle opération, menée alors qu’une classe de primaire suivait un cours de natation.

« Certains morceaux faisaient la taille d’une main. Ça aurait pu être dramatique », regrette la témoin. Et d’où venaient ces morceaux de béton ? Du plafond, visiblement. L’an dernier, une étude poussée avait été menée par un bureau d’études afin d’évaluer le montant de la rénovation. Le verdict était sévère : 25 millions d’euros de travaux seront nécessaires pour rénover ce joyau du patrimoine décoré par la famille de mosaïstes Odorico. L’équivalent du prix d’une piscine neuve.