Rennes : Un homme de 71 ans poignardé « en raison de son homosexualité » et laissé gisant

C’est un automobiliste qui l’a aperçu, gisant sur le bord d’un rond-point de Betton, au nord de Rennes (Ille-et-Vilaine). Il était environ 5h15 ce samedi quand ce témoin a alerté les pompiers et les gendarmes pour lui porter secours. Allongé sur le bord du rond-point des Douze Arômes, un homme de 71 ans gisait, blessée de plusieurs coups de couteau.

Transportée en état d’urgence absolue, la victime s’en sortira. L’examen médical réalisé par les médecins révélera « six plaies compatibles avec l’action d’un couteau et des fractures du massif facial », selon le parquet de Rennes, confirmant une information d’Ouest-France. « La victime bénéficie de 30 jours d’ITT », ajoute le procureur de la République Philippe Astruc.

Confiée à la brigade de recherche de Rennes, l’enquête a rapidement débouché sur l’interpellation de deux jeunes hommes originaires de Guyane. L’un est âgé de 17 ans et vit au Mans (Sarthe). Son ami est tout juste majeur et vit à Rennes. Lui est « faiblement connu de l’institution judiciaire ». Les deux jeunes suspects ont été retrouvés dans le véhicule de marque Mercedes qu’ils avaient dérobé à la victime. Au-delà des faits très graves, ce sont les motifs de l’agression qui interpellent les enquêteurs. Principal suspect, le jeune majeur aurait expliqué son acte « en raison de l’homosexualité supposée de la victime », précise le parquet.

Des échanges de messages et un rendez-vous

Dans la nuit du 14 au 15 juillet, la victime aurait croisé la route de son agresseur présumé dans les rues de Rennes. Des échanges de messages avaient lieu jusqu’à ce qu’un rendez-vous soit organisé pour le 16 juillet. Le jeune majeur a reconnu avoir donné des coups de couteau dans la voiture mais aussi en dehors. Une information judiciaire criminelle des chefs de tentative de meurtre en raison de l’orientation sexuelle de la victime et vol avec arme a été ouverte. Son placement en détention provisoire a été requis par le procureur. La peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité.

Quant au mineur, il n’est pas concerné par les faits criminels. Le parquet du Mans devra décider d’engager, ou non, des poursuites pour recel.