Rennes : Se disant victime d’agression sexuelle, un étudiant de Sciences po condamné pour dénonciation calomnieuse

Il avait été relaxé en première instance. Mercredi, la cour d’appel de Rennes a condamné un étudiant de Sciences po Rennes à une peine de six mois de prison avec sursis pour dénonciation calomnieuse, révèle Ouest-France. L’homme avait dénoncé une prétendue agression sexuelle qui avait débouché sur une campagne de calomnie visant son agresseur présumé. Ce dernier avait tenté de mettre fin à ses jours.

L’affaire avait fait grand bruit dans les couloirs de Sciences po Rennes. Fin 2018, un étudiant de la prestigieuse école porté dénoncé une agression sexuelle subie dans un couloir de l’établissement. Il accusait un autre élève de lui avoir imposé des attouchements mais avait refusé dans un premier temps de porter plainte.

Face au torrent de haine, le jeune homme avait tenté de mettre fin à ses jours

L’affaire avait pris une tout autre ampleur quand son agresseur présumé avait été la victime d’une campagne de calomnie. Des tracts et affiches avaient été placardés aux abords de l’institut d’études politiques le présentant comme « violeur, agresseur, harceleur et manipulateur », rappelle Le Télégramme. Face à ce torrent de haine, le jeune homme avait tenté de mettre fin à ses jours.

La cour d’appel a estimé que celui qui était présenté comme l’agresseur était finalement victime. Et condamné l’étudiant à six mois de prison avec sursis pour sa participation à la campagne de calomnie orchestrée par un collectif « antisexiste » de l’école. Son avocate aurait fait part de son intention de se pourvoir en cassation.